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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 13:01

L’ignorance implique la fatigue


Ibn Al Qayyim

 

   photo-fleur-fanee

 

Ignorer le chemin, ses dangers et sa destination implique beaucoup de fatigue pour peu de résultats. En effet, l’ignorant :

 

-         soit s’efforce d’accomplir des actes surérogatoires alors qu’il néglige les obligations,

-         soit s’efforce d’accomplir des actes d’adoration physiques sans que le cœur ne soit concentré,

-         soit le cœur y est mais l’acte n’est pas en conformité avec la sunna du Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam-,

-         soit sa motivation pour accomplir un acte n’est pas suffisant pour réellement se rendre compte du but ultime,

-         soit accomplit un acte sans se soucier des dangers qui le guettent et qui peuvent rendre l’acte vain durant ou après son accomplissement,

-         soit accomplit un acte en négligeant de se rappeler que c’est par la grâce d’Allah -aza wa jal- qu’il a pu l’accomplir et croit par conséquent qu’il est quelqu’un de méritant,

-         soit accomplit un acte sans se rendre compte de son caractère imparfait et néglige donc de s’en excuser auprès d’Allah,

-         soit accomplit un acte qu’il aurait pu faire avec plus de sincérité et de bienfaisance, mais croit qu’il a fait ce qu’il fallait.

 

Tout cela diminue la récompense de l’acte malgré tout le mal que l’ignorant s’est donné pour le faire. Et c’est d’Allah que provient l’assistance.

 

[Source : « Les Méditations », Ibn Al Qayyim, Editions Tawbah, pages 270]

Retranscription : Ibn Djelaz

 

http://www.rappel01.fr/

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:05

محمد

Écrit par le savant Moubarakfouri


Le guide des messagers (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) naquit dans le carré de Banî Hachim à la Mecque au matin du lundi 9 Rabîa Al-Awwal, au début de l’année de l’épisode de l’éléphant, à la 40ème année du règne de Kisra et de Anoucharwân, ce qui correspond au 20 ou 22 avril 571 G, selon les estimations du grand expert Muhammad Soulayman Al-Mansourfouri et de l’astronome Mahmoud Bacha.

Selon ibn Saad, la mère du prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit :« Lorsque je l’ai mis au monde, il est sorti de mon sexe une lumière qui illumina les palais de la Syrie ». Ahmad, Ad-Dârimi et autres ont rapporté quelque chose de similaire. On a rapporté aussi qu’il y eut des signes de la mission prophétique à la naissance (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) . En effet, 14 balcons s’écroulèrent au palais de Kisra.

Le feu qu’adoraient les Rois Mages s’éteignit. Des églises s’écroulèrent autour du lac Sawa où elles plongèrent. Le rapport de ces signes est d’At-Tabari, d’Al-Bayhaqi et d’autres. La chaîne de transmission n’est cependant pas fixe et nette.

Après avoir accouché, Amina envoya auprès de Abdil-Mouttalib lui annoncer la naissance de son petit-fils. Réjoui par la nouvelle, il arriva prit le nouveau-né, l’amena dans la Kaaba, invoqua Allah et le remercia. Il lui choisit le nom de Muhammad, nom à l’époque inconnu des arabes.


Il le circoncit à son septième jour, comme le faisaient l es Arabes. La première femme à allaiter Muhammad après sa mère fut Thouwayba la captive affranchie d'Abi Lahab.

 
Elle l’allaita à un moment où elle allaitait son propre fils Masrouh.
Cette femme avait déjà allaité Hamza ibn Abdil-Mouttalib et ensuite Abou Salamah ibn Abdil-Asad Al-Makhzouni.


 

Muhammad chez Banî Saad


Les arabes sédentaires avaient coutume de chercher des nourrices pour les enfants pour éviter à ceux-ci les maladies de la métropole, les doter d’une forte constitution, de développer-leur muscles et leur permettre de comprendre l’arabe dès le bas âge. Ainsi, Abdil-Mouttalib chercha une nourrice pour le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et lui choisit une femme appartenant à Banî Saad ibn Bakr, à savoir Halima fille d’Abi Thouwayb dont le m ari était Al-Hrith ibn Abdil-Ozza connu par abou Kabcha et appartenant à la même tribu.


Les frères de lait du prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) furent : Abdoullah ibn Al-Hârith, Anîsa bint Al-Hârith et Houthâfah ou Jouthâmah bint Al-Hârith plus connue sous le nom de Ach-Chayma’.


Halima fut la nourrice du prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et d’Abi Soufyan ibn Al-Hârith ibn Abdil-Mouttalib cousin du Messager d’Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Son oncle Hamza ibn Abdil-Mouttalib était aussi en allaitement chez Banî Saad ibn Bakr. Sa nourrice allaita le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) seul jour alors que celui-ci était chez Halima. C’est pourquoi Hamza et le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sont aussi frères de lait dans deux sens : du côté de Thouwayba et de celui de Halima As-Saadiyy a.


Cette dernière découvrit de la bénédiction du prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) de quoi la mener à l’étonnement et à la stupéfaction. Elle raconta tout cela en détail :

Selon ibn Ishâq, Halima racontait qu’un jour elle sortit de sa bourgade avec son mari et un enfant en allaitement ; en compagnie aussi de femmes appartenant à Banî Saad ibn Bakr, à la recherche de nourrissons. C’était, dit-elle, une année dure. Il ne nous restait rien. Je sortis sur mon ânesse blanche. Nous avions aussi avec nous une chèvre qui, par Allah, ne donnait presque pas de lait. Nous n’avions pas dormi la veille à cause des cris de faim de l’enfant que nous avions avec nous ; ce qu’il y avait dans mes seins ne lui suffisait pas, encore moins le lait de la chèvre.

Toutefois, on espérait recevoir de la pluie et de la consolation. Je sortis donc sur mon ânesse qui était si faible et si maigre que les autres ânes la laissèrent derrière. Arrivées à la Mecque, nous nous mîmes à chercher des nourrissons, mais aucune de nous n’accepta de prendre le Messager d’Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dans la mesure où il était orphelin.

En effet, nous nous attendions à des actes de bienfaisance de la part des pères. Un orphelin ? Nous disions-nous. Que peuvent bien faire sa mère et son grand-père ? Voilà sur quelle base nous le détestions. Chacune des femmes qui m’accompagnaient avait trouvé un nourrisson sauf moi. Au moment de repartir, je dis à mon maris : « Par Allah je déteste renter avec mes compagnes les mains vides. Par Allah il me faut retourner prendre cet orphelin ».

Il répondit : « Comme tu veux. Il se peut qu’Allah nous le bénisse ». Ainsi, je partis prendre l’orphelin, faute de mieux et retournai à mes bagages. Je ne l’eus pas plutôt mis dans ma chambre que mes deux seins se gonflèrent de lait. Alors il assouvit sa soif et se mit à dormir, ce que son frère fit aussi après s’être rassasié, lui qui, auparavant, nous empêchait de dormir.


Mon mari se leva et se rendit auprès de la chèvre qu’il trouva avec beaucoup de lait dont il saisit pour traire de quoi nous permettre de boire à notre aise. Cette nuit-là, nous dormîmes bien. Au matin mon mari dit : « Tu sais, Halima, par Allah tu as pris quelqu’un de béni ». « Je l’espère », répondis-je. Ensuite nous sortîmes. Je montai alors sur mon ânesse, l’orphelin avec moi. Cette-ci était si active qu’elle dépassait tous les autres ânes.

Etonnées mes compagnes dirent : « Fille d’Abi Thouwayb, malheur à toi, doucement ! N’est-ce pas l’ânesse que tu avais en venant ? » Je leur répondis : « Si c’est la même ». Alors elles reprirent. Par Allah, il y a donc quelque chose en elle. Nous arrivâmes chez nous, chez Banî Saad la plus infertile des terres que j’eusse jamais connues. Nous constatâmes cependant que nos brebis avaient beaucoup de lait alors qu’auparavant elles ne donnaient aucune goutte de lait. Aussi les sédentaires de notre peuple disaient-ils à leurs berges : « Allez faire paître les moutons là où fait paître le berger de la fille d’Abi Thouwayb ».

Leurs moutons étaient affamés et ne donnaient aucune goutte de lait alors que les miens étaient gras, producteurs de lait. Ainsi, Allah continua d’accroître nos faveurs et nos biens jusqu’au moment où Muhammad fut sevré à deux ans. L’enfant ne grandit pas de la même manière que les autres garçons, car, lorsqu’il atteignit ses deux ans, il était déjà assez solide.

Alors, je le rendis à sa mère, bien disposée à le garder, du fait de la baraka qu’il nous apportait. Je dis à sa mère : « Si tu laissais mon fils avec moi jusqu’à ce qu’il devienn e plus solide, cela le préserverait des épidémies de la Mecque ». Celle-ci, aussitôt, nous autorisa à le ramener. Ainsi le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) resta chez Banî Saad jusqu’à l’age de 4 ou 5 ans, âge auquel eut lieu la fente de sa poitrine.

A cet égard, Mouslim rapporte de Anas, que Jibril s’était présenté au Messager d’Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors que celui-ci jouait avec les garçons. Il le saisit, le terrassa et fendit son cœur duquel il sortit une sangsue et dit : « Voici la part que Satan a de toi ». Il lava ensuite la sangsue dans une cuvette en or avec de l’eau de Zam-Zam, la banda et la remit à sa place. Les garçons se précipitèrent vers sa mère ( sa nourrice ) et dirent : « On a tué Muhammad ». Les gens accoururent vers lui et le trouvèrent pâle. Anas dit avoir vu l’effet de l’opération sur sa poitrine.



Retour de Muhammad chez sa mère


Après l’événement de la fente, Halima eut tellement peur pour la vie de Muhammad qu’elle rendit celui-ci à sa mère. Alors, l’enfant resta chez sa mère jusqu’à l’âge de six ans.

Commémorant le décès de son mari, Amina se proposa d’aller en visiter la tombe à Yathrib. Elle sortit de la Mecque pour un voyage long de 500 km, en compagnie de son enfant orphelin, Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), de sa servante Oum Ayman et de Abdil-Mouttalib. Elle resta pendant un mois à Yathrib avant de prendre le chemin du retour. A mi-chemin elle fut frappée d’une maladie qui s’aggrava tellement qu’elle en mourut, à Abwâ, entre la Mecque et Médine.



Muhammad à la charge de son grand-père


Aboul-Mouttalib ramena Muhammad à la Mecque le cœur rempli d’affection et de sympathie pour son petit-fils orphelin que venait d’atteindre un autre malheur, en plus du premier. Il ne le laissait jamais seul et le préférait à ceux-ci. Selon ibn Hicham, on avait l’habitude de placer un matelas autour duquel s’installaient les fils de celui-ci jusqu’à l’arrivée de leur père. Aucun de tels fils n’osait s’asseoir. Ses oncles voyant cela, avaient l’habitude de l’en écarter. S’apercevant qu’on l’écartait Abdil-Mouttalib disait : « Laisser mon fils ! Par Allah il est important ». Sur ces mots, il s’asseyait avec lui sur le matelas, lui massant le dos de sa main. Tout ce qu’il faisait le réjouissait.

A 8 ans, 2 mois et dix jours, Muhammad (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) perdit son grand-père Abdoul-Mouttalib à la Mecque. Toutefois, avant sa mort celui-ci l’avait confié à s on oncle Abou Tâlib, frère germain de son père.



Muhammad chez son oncle Abou Tâlib


Abou Tâlib se chargea de la défense de son neveu de la manière la plus complète, le comptant parmi ses fils, le préférant même à ceux-ci, lui réservant un traitement de respect et de considération. Pendant plus de quarante ans, il l’affectionna et le soutint, assura sa protection, eut pour la défense de sa cause des amis et des ennemis.



Extrait du livre "LE NECTAR CACHETE" du professeur Safi Ar-Rahman al-Moubarakfouri, professeur de l'université salafite de l'Inde. Edition Daroussalam (Ici, il n’y a qu’un extrait, je conseille les frères, et sœurs sincèrement de se le procurer.)

Source :  Source Islam

http://www.fbs.free.fr

http://salafidunord.over-blog.com/article-6190718.html[/size]

http://alhouda.forumactif.com/

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 12:02
بسم الله الرحمن الرحيم
السلام عليكن و رحمة الله و بركاته


D’après Abou Said al-khoudri (radiAllahu anhou) le Messager d’Allah (sallAllahu aleyi wa salam) a dit :
« On amènera la mort sous la forme d’un bélier et on dira : « ô habitants du paradis ! » –ils se lèveront pour regarder

–« Connaissez-vous celui-ci ?

- « Oui, c’est la mort » Ils l’auront tous vue. Et puis on dira encore :

- « ô habitants de l’enfer ! – ils se lèveront pour regarder. Puis on leur dira :

- « Connaissez-vous celui-là ? » Et ils diront :


-- « Oui, c’est la mort ». Ils l’auront tous vue.

Alors, on l’égorgera et dira : ô habitants du paradis ! vous vivez désormais éternellement ! ô habitants de l’enfer ! vous vivrez désormais éternellement » Ensuite il récita : « Et avertis- les du jour du Regret, quand tout sera réglé; alors qu' ils sont (dans ce monde) inattentifs et qu' ils ne croient pas..» (19 /39). Ceux-là sont inattentifs et : « ils ne croient pas »

(Al-Boukhari n°4453, Mouslim n° 2849).


Ibn al-Qayyim a dit : « Le bélier couché et égorgé aux vues des deux groupes est une réalité. Ce n’est pas une représentation imaginaire comme certains ont commis la grave erreur de le soutenir en arguant que la mort est un accident et celui qui ne peut pas se matérialiser de façon à subir l’égorgement. Ceci est inexact. En effet, Allah, le Transcendant transformera la mort en un bélier susceptible d’être égorgé comme Il peut donner aux actes une forme visible pouvant faire l’objet d’une récompense ou d’un châtiment. Allah le Très Haut donnera corps à des accidents de sorte qu’ils revêtiront un support matériel. Il peut aussi séparer les corps des qualités accidentelles et tirer des accidents d’autres accidents et des corps d’autres corps. Les quatre opérations sont possibles et Allah le Très Haut est capable de les réaliser. Cela n’implique pas la réunion des contraires. Rien de cela n’est impossible. Il n’est point nécessaire de faire preuve d’excès de zèle en disant que c’est l’ange de la mort qui sera égorgé. Tout ceci constitue une fausse tentative de redresser les propos d’Allah et de Son messager, et de procéder à une fausse interprétation que ni la raison ni la révélation n’impose puisqu’elle ne repose que sur une lacune dans la compréhension du sens voulu par le Messager ».

Hadi al-arwah, p. 283-284.

http://saliha.forumactif.net/le-monde-du-ghayb-l-invisible-f59/la-vision-de-la-mort-sous-la-forme-d-un-belier-t11874.htm
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 21:11

bismillah.jpg

Mouqabalah ?

 

Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise… Mais on peut s’étonner d’une chose : ce mot n’apparaît pas dans les livres et les propos des savants. Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c’est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.

On parle de Mouqabalah ou encore Ta’ârouf, mais qu’est-ce que cela désigne ? Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l’entretien, le faire de se présenter et faire connaissance. Dans l’application « religieuse » qu’on en fait, c’est quasiment une longue suite d’erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu’on cherche à se marier.

Première grande erreur
 : ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard en donnant comme argument qu’ils cherchent à voir celle qui va leur plaire.

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât).
Il répondit : « Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d’Allah : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu’ils font. » [An-Nûr : 30] Allah a fait des yeux le miroir du cœur, ainsi si le regard est baissé, le cœur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le cœur libèrera ses désirs. Al-Fadl Ibn ‘Abbâs rapporte qu’il partageait la monture du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu’une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa. Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l’autre côté. » (Al-Bukhârî et Muslim) Ibn Al-Qayyim dit dans Rawdah Al-Muhibbîn : « C’est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. » Et s’il lui avait été permis de regarder, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’aurait laissé faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Chaque enfant d’Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l’écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le cœur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l’acte ou non). » (Al-Bukhârî) Il a donc commencé par la fornication de l’œil car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du cœur et du sexe. A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l’acte ou non. Il dit : « Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l’œil désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c’est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l’on veut. » (…) [Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]

Il est donc totalement faux de prétendre que l’on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu’on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu’ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31] Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.

Le seul moment où il est permis à l’homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier. Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :

Jâbir Ibn ‘Abdillah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous veut demander une femme en mariage et qu’il peut voir d’elle ce qui l’encouragera à l’épouser, qu’il le fasse. » Jâbir dit : « Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu’à voir ce qui m’a encouragé à la demander en mariage et à l’épouser. » (Ahmad, Abû Dâwûd) On peut lire dans ‘Awn Al-Ma’bûd (l’explication des Sunan Abû Dâwûd) : « An-Nawawî a dit : ce hadith montre l’encouragement à regarder celle que l’on veut épouser, c’est là l’avis de notre école (shaféite) ainsi que l’avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(…) Nos compagnons (de l’école shaféite) ont dit : il est préférable qu’il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n’est pas le cas s’il le fait après l’avoir demandé en mariage. »

Abû Hurayrah rapporte : « J’étais aux côtés du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’un homme vint et l’informa qu’il avait épousé une femme des Ansârs. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit : « L’as-tu regardée ? » Il répondit non, il lui dit : « Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. » (Muslim) An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit : « Nos compagnons ont dit : et s’il ne peut pas la voir, qu’il envoie une femme en qui il a confiance pour qu’elle l’informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l’avons indiqué. » Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu’il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l’avis le plus correct est qu’il s’agit du visage et des mains.

Sahl Ibn Sa’d rapporte qu’une femme se présenta au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et dit : « Ô Messager d’Allah ! Je suis venu m’offrir à toi. » Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. » Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l’épouser. »

Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu’on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage. De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant. Mais cela ne peut se faire qu’à deux conditions :

La première
 : La volonté ferme d’épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu’elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard. Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu’elle ne l’épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s’il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n’est autorisé que s’il est un moyen d’amener à la conclusion du mariage. Et s’il sait pertinemment qu’on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l’interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).

La deuxième
 : Dès lors qu’il voit ce qui l’encourage à l’épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu’à la conclusion de l’acte de mariage ‘Aqd Az-Zawaj) et que le regard n’est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu’il est fermement décidé à l’épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l’interdiction), jusqu’à ce qu’il l’épouse et conclut l’acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard. Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « La vérité sur cette question est qu’il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu’on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n’est pas nécessaire… » (Sharh Al-Mumti’ 5/125)

Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ? Wallahi il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les sœurs. Au contraire, c’est un comportement de pervers qui ne fera qu’augmenter cette maladie qui s’est installée dans le cœur. Allah ne dit-il pas : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ? Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu’on sait qu’il y a une sœur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu’on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement. Rien n’a changé depuis l’époque du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :

Al-Mughîrah Ibn Shu’bah rapporte : « J’ai été voir le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et je lui ai parlé d’une jeune fille que je voulais demander en mariage. Il me dit : « Vas la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. » J’ai donc été voir une femme des Ansars et je l’ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d’Allah, et ce fut comme s’ils désapprouvaient cette chose. La jeune fille entendit cela alors qu’elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) t’a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t’implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce]. Je l’ai regardée puis je l’ai épousée, et aucune femme par la suite n’a atteint son rang [dans mon cœur] alors que j’ai épousé environ soixante-dix femmes. » (At-Tirmidhî, An-Nasâ'î…)

Al-Mughîrah n’a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu’une jeune fille habitait à tel endroit et qu’il pouvait l’épouser. Il n’a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa sœur s’il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage ! Il n’a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu’il n’y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s’ils se plaisent, etc, etc… L’imagination et les ruses de Satan sont sans limite.

La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l’obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu’il y a une sœur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu’il recherche, qu’il n’y a pas d’obstacle apparent à l’acceptation du mariage par le tuteur ou la sœur, alors s’il peut l’observer discrètement pour être sûr qu’elle lui plaise qu’il le fasse. Ensuite (ou même s’il n’a pas pu), qu’il se rende chez le tuteur de cette sœur (donc s’il est vivant et musulman, son père et personne d’autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage. Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « S’il peut la voir en se mettant d’accord avec son tuteur en disant qu’il viendra et la regardera, qu’il le fasse, sinon il peut l’épier à un endroit où il sait qu’elle passe et la regarder… [Mais il ne doit le faire que s’il sait qu’il y a de forte probabilité qu’on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] : « « C’est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32) Ainsi si l’homme est pauvre et qu’il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu’on n’accepte pas sa demande, ou si l’homme est vieux et sourd et qu’il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu’on n’accepte pas sa demande. » (Sharh Al-Mumti’ 5/126-127)

Deuxième grande erreur
 : Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps sans que le tuteur de la femme ne le sache ou avant qu’il ne donne son accord pour le mariage, ce qui est une erreur comme nous l’avons vu. Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d’aller voir des femmes avec « l’accord » d’un frère de cette femme ou d’une autre personne de sa famille. Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s’il délègue volontairement cela. Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s’applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n’est apte à le faire c’est le gouverneur qui s’en charge.

On a demandé à shaykh Fawzân : est-il permis à la jeune fille de se marier sans l’accord de son père ?


Il répondit : Il n’est pas permis à la femme de se marier sans l’accord de son père, car il est son tuteur, et qu’il est plus perspicace qu’elle sur ces questions. Mais il n’est pas non plus permis au père d’empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »… » (Al-Muntaqâ 2/218-219)

On ne peut délaisser l’accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d’accord sur un mariage avant qu’il ne l’ait autorisé. Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la sœur qui finalement refuse ce prétendant. Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n’amène que remords et regrets.

Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l’ignorance du père, alors que cela n’est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur.

On a demandé à shaykh Sa’dî : quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l’absence de défauts apparents (al-‘adâlah) ?
Il répondit : cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. » (Al-Fatâwâ As-Sa’diyyah, 491-492)

Shaykh Al-‘Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti’ que s’il fallait appliquer les règles de al-‘adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours. Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s’il s’agit du père, mais il s’agit de cas bien spécifiques qui demandent d’être exposés à un homme de science.

Troisième grande erreur
 : le cas des sœurs converties ou de celles qui n’ont pas de tuteur. Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu’elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman. Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n’en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur. Shaykh Al-‘Uthaymîn explique que l’on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti’ 5/149). Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n’a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d’appliquer la Législation d’Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

Mais qu’en est-il dans un pays non musulman ? L’avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh ‘Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale. C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage. Et shaykh ‘Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l’on peut commettre en s’appuyant faussement sur ses propos. Il ne dit pas que la sœur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu’ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d’autres choses encore, wallah-ul-musta’an.

Ceci dit, il faut savoir que l’avis de shaykh ‘Ubayd n’est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d’entre eux (comme shaykh Abd Al-Mâlik Ramadani) renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette sœur pour se charger du mariage. Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu’on lui accorde ses droits. Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s’il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question. Notre but ici n’est pas d’exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes. Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu’il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la sœur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l’imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d’autres possibilités encore. Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu’un cas spécifique demande une réponse spécifique.

Quatrième grande erreur : l’exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales) en ce sens qu’il va s’agir d’une vraie rencontre et discussion entre les deux prétendants au mariage
. Ceci, alors qu’aucun Texte ne le permet, bien au contraire !

Une fois de plus, on s’appuie faussement sur une parole d’un savant et en l’occurrence shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé s’il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu’il demande en mariage ?


Il répondit en disant : « Il n’y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu’il ait reçu l’accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l’on parle pour se mettre d’accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu’il n’y a aucune tentation en cela. Et si cela se fait par l’intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion. Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu’il n’y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta’âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude. Allah dit : « Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32) La femme ne parle à un homme étranger que s’il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion. Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix. Comme il apparaît dans le hadith : « Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. » Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence. Et Allah est plus savant. » (Al-Muntaqâ : 3/163-164)

En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ? De discuter sur Internet ? De se rencontrer avant la demande en mariage ? De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ??? Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu’après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l’accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah). Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s’adresser directement à la femme !

Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-‘Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s’il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) : « Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu’il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c’est pourquoi le Prophète dit : « qu’il regarde ce qui va l’encourager à l’épouser. » et il n’a pas dit : « qu’il écoute ce qui va l’encourager à l’épouser »… (Sharh Al-Mumti’ 5/126) Il est donc bon de savoir que certains savants sont d’avis qu’il n’est pas permis de parler à la femme qu’on demande en mariage tant que le contrat de mariage (‘aqd az-zawâj) n’est pas conclu.

De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n’en connaît pas la teneur) en disant qu’elles servent :

Premièrement
à voir si on est compatible. C’est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu’il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d’ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta’ân.

Deuxièmement
 : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu’une condition n’a pas été remplie et que l’on demande pour cela l’annulation de ce mariage ?

Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu’ils peuvent représenter pour tous nos frères et sœurs : Écouter le shaykh

Shaykh
 : Oui.
Questionneur : As-Salâm ‘Alaykum
Shaykh : Wa ‘alaykum As-Salâm Wa rahmatullah
Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ?
Shaykh : Il est avec toi.
Questionneur : Si vous le permettez, j’aurais quelques questions.
Shaykh : Vas-y.
Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ?
Shaykh : Tu as conclu l’acte de mariage (‘aqd) ou pas encore ?
Questionneur : Pas encore.
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : Cela n’est pas permis ?
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : Même si c’est pour la conseiller ?
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : D’accord, mais m’est-il permis de lui rendre visite et de m’asseoir avec elle en présence d’un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c’est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal)
Shaykh : Oui, en présence d’un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d’un jilbab (Ndt : long vêtement que l’on porte pour sortir) et d’un voile comme lorsqu’elle sort dans la rue, sinon non.
Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ?
Shaykh : Oui, si c’est seulement le visage.
Questionneur : Seulement le visage ?
Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d’autres choses de ce genre.
Questionneur : D’accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu’il nous est permis de tenir ?
Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).
Questionneur : D’accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ?
Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.
Questionneur : Oui ?
Shaykh : Si tu lui demandes une photo.
Questionneur : Et bien ?
Shaykh : Cela est-il permis ?
Questionneur : Non.
Shaykh : Donc ma réponse est non.
Questionneur : Votre réponse est non ?
Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?
Questionneur : Et pourquoi donc ?
Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n’as pas le droit de lui demander une photo.
Questionneur : D’accord.
Shaykh : Tu as compris ?
Questionneur : Oui, j’ai compris.
Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.
Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l’appeler par téléphone, cela est-il permis ?
Shaykh : Je ne pense pas qu’il y ait de nécessité à cela.
Questionneur : Par exemple, je peux l’appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ?
Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?
Questionneur : C'est-à-dire qu’il n’est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.
Questionneur : Mais son tuteur sera présent.
Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu’elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.
Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n’est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Après la demande en mariage ?
Questionneur : Oui.
Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n’as pas conclu le contrat de mariage (‘aqd az-zawâj).
Questionneur : Merci. Qu’Allah vous récompense par un bien, ô shaykh !
Shaykh : Toi de même.
Questionneur : Qu’Allah vous anoblisse.
Shaykh : Qu’Allah te préserve.. As-Salâm ‘alaika
Questionneur : As-Salâm ‘Alaykum
Shaykh : Wa ‘alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

En résumé, les termes Muqabalah et Ta’âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d’un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal. Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu’elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée. On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n’est pas possible, envoyer une femme de confiance. Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l’on nomme Al-Khitbah. Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la sœur afin qu’on puisse la voir visage découvert et qu’elle puisse elle aussi voir son prétendant. Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage (‘aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l’un pour l’autre. Certains savants sont d’avis que pendant cette période, il est permis qu’ils se parlent en présence d’un Mahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l’illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions. Et ce n’est qu’à partir de la conclusion de l’acte de mariage qu’ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.

Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et sœurs. Wallahu ‘alam.

Traduit et publié par les salafis de l’Est.

 

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10161

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 20:53


Shaykh Al-Albânî


Écouter le shaykh


Question
 : Pourriez-vous nous conseiller en ce qui concerne la pratique de la polygamie, surtout à notre époque ?

Shaykh ‘Ali Hassan
 : Puis-je compléter la question shaykh ? Afin que la réponse soit complète. Concernant ce qu’écrivent de nombreuses personnes pour défendre l’islam et répondre aux ambiguïtés et qui disent que la polygamie n’a été légiférée que pour des raisons précises. Est-il vrai que la polygamie ne peut être pratiquée et n’a été légiférée qu’en présence de ces causes, ou le musulman a-t-il libre choix en cela ?

Réponse
 : Nul doute que le musulman a le choix, mais nous disons constamment en réponse à cette question que nous ne conseillons pas à un homme marié dont l’épouse lui suffit, de prendre une autre épouse. Nous ne conseillons pas cela et ce n’est pas par opposition à la Parole d’Allah : « Épousez les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. », mais seulement après avoir considéré la situation des musulmans aujourd’hui et l’éducation de la société dans laquelle ils vivent et qui ne réjouit personne. Lorsque le musulman prend une deuxième épouse, premièrement il va trouver face à lui une opposition de ses proches, et plus encore des étrangers. Mais naturellement le musulman n’y prête aucune attention puisqu’il s’accroche à sa religion, et on peut dire de lui : « il est extrémiste (dur, Mutashaddid) ! » Le secours est auprès d’Allah ! Il n’est pas extrémiste mais uniquement attaché à sa religion (Mutamassik), mais on ne le qualifie d’extrémiste qu’en raison du délaissement des gens de leur religion. C’est là un premier problème. Une deuxième difficulté est que le comportement de la deuxième épouse peut, et c’est un euphémisme, ne pas s’accorder avec celui de la première qui ne peut vivre une bonne vie avec sa co-épouse, et c’est là que les problèmes commencent.

Et tout cela découle à la fois d’une mauvaise éducation et d’une mauvaise compréhension religieuse. Et je pense que nous savons tous que de nombreuses radios, qui ont précédé l’existence d’autres radios où s’expriment certains savants attachés à la Loi d’Allah, dénonçaient le mariage à une deuxième épouse et plus. Et comme vous avez pu l’entendre de notre frère, shaykh ‘Ali, ils limitent les Textes clairs montrant la permission d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme aux nécessités impérieuses. Ils interprètent le manque d’équité [dans la Parole d’Allah] « Mais vous ne pourrez être totalement équitables envers elles. » comme étant l’équité dans le partage des biens, alors que ce n’est pas ce qui est visé dans ce verset qui évoque uniquement l’équité du cœur dont vous avons parlé auparavant. Nul doute que ces radios ont fait naître un courant (une atmosphère) non musulman, et ainsi la majorité des musulmans n’acceptent pas la polygamie, bien que le Coran soit clair sur la permission, et lorsque que l’un d’entre eux la pratique, cela déclenche de nombreux débats, des oppositions…

C’est en me basant sur cela, et d’autres éléments encore que je dis : je ne conseille à personne de prendre une deuxième épouse si la première lui suffit. Concernant la polygamie, les gens sont entre l’exagération et la négligence. Les uns abusent dans leur rejet, et les autres abusent dans la permission sans considérer la société musulmane de nos jours. La vérité est ce qu’Allah a dit à une autre occasion « Ceux qui s’en tiennent au juste milieu ». Un homme peut penser, pour une raison ou une autre, qu’il a besoin d’une autre épouse. Mais qui définit ce besoin ? Sont-ce les gens, même s’ils sont proches ou lui-même ? Nul doute que la décision revient à celui qui désire prendre une seconde épouse. C’est pourquoi nous ne sommes pas d’avis d’une permission totale sans prise en considération de l’époque à laquelle nous vivons et qui n’aide pas à prendre une deuxième épouse. De même que nous n’adressons aucun reproche à celui qui prend une deuxième épouse, surtout que nous ne connaissons pas les raisons qui l’ont poussé à cela.

Je conçois deux choses : un homme qui prend une deuxième épouse uniquement pour montrer aux gens que cela est permis contrairement à ce qu’ils pensent et à ce qui se dit sur les stations de radio que nous avons évoquées. Je dis : c’est une bonne intention, mais je ne le conseille pas, pour les raisons évoquées plus tôt. Je crains pour celui qui prend une deuxième épouse uniquement dans ce but et non pour une autre cause que seul Le Connaisseur de l’Invisible connaît, que ne s’applique sur lui la sagesse suivante : « il est comme celui qui construit un palais mais détruit un pays entier. » Ceci car il veut accomplir un mariage légiféré, recommandé, et je suis de ceux qui disent suite à la parole du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) : « Épousez la femme féconde et affectueuse, car je veux être le Prophète à la communauté a plus nombreuse au Jour de la Résurrection. » que celui qui se marie pour élargir la communauté du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) poursuit un noble objectif, plus encore si on considère d’autres bienfaits que seul lui connaît. Au contraire, je dis qu’il doit être clairvoyant et bien ouvrir ses deux yeux afin de ne pas accomplir un acte surérogatoire et délaisser un acte obligatoire. Fait partie des règles religieuses : lorsque deux maux se présente devant le musulman, de choisir le moindre, mais ne fait pas partie des règles religieuse de se causer du tort afin d’accomplir et de s’attacher un acte recommandé. Ainsi, il est nécessaire de répéter et affirmer cette chose : il est légiféré d’épouser une deuxième, troisième et quatrième femme, en raison de preuve du Coran, de la Sunna et de la pratique des pieux prédécesseurs, beaucoup d’entre eux avaient plus d’une femme. Mais les époques changent comme nous l’avons dit, et il faut rappeler chaque chose, et les raisons qui les motivent sont ici la perversion de la société (à notre époque)… »


Traduit et publié par les Salafis de l’Est

 

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10142

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:26
2858316740_1.jpgVoici le cas d’un homme qui a épousé une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse...


Ibn Qoudâma al-Maqdissî & SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah


mardi 4 février 2003, par Ismaïl


BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm

Al-Imâm Ibn Qoudâma al-Maqdissî (rahimahullâh) a dit que si, en épousant une femme on accepte la condition de ne pas la déplacer de son domicile paternel ou de son pays, la condition devra être respectée, en vertu de ce qui a été rapporté du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Les conditions les plus dignes d’être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels. » [1]


Si on épouse une femme à condition de ne pas lui donner une coépouse, elle a le droit de se séparer du mari, s’il la lui donne. Tout cela se résume en ceci que les conditions matrimoniales sont de trois catégories :


L’une d’elles consiste dans les conditions dont le respect est obligatoire. Ce sont les conditions qui procurent un avantage à la femme comme le fait de ne pas la déplacer de son domicile paternel, ou de son pays ou de ne pas voyager avec elle ou de ne pas lui donner une coépouse ou de ne pas prendre une concubine. Ces conditions sont à respecter obligatoirement. S’il ne le fait pas, elle a le droit de faire dissoudre le mariage [2]


Et SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) interrogé sur la question répondit aussi, que la réponse est oui. Ces conditions sont valables conformément à l’école de l’Imâm Ahmad et à l’avis des Compagnons [as-Sahâba] et de leurs successeurs immédiats [tâbi’îne]. C’était en particulier l’avis de ’Oumar Ibn al-Khattâb, de Amr Ibn al-’As, de Chourayh al-Qadhî, de al-Awza’î, ainsi que de Ishaq.


Pour l’imâm Mâlik, si l’épouse formule dès l’établissement du contrat du mariage la condition de pouvoir disposer d’elle-même, cette condition est valable et permet à la femme de se séparer du mari. Cet avis ressemble à celui adopté par l’école de l’imâm Ahmad. Car ils reposent tous les deux sur ce qui a été rapporté dans les Deux Sahîh d’après le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Les conditions les plus dignes d’être respectées sont celles qui vous ont permis de jouir de rapports sexuels ». ’Oumar Ibn al-Khattâb a dit : « En matière de droit, les conditions sont décisives ». Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) considère que les conditions qui permettent de jouir des rapports sexuels sont plus dignes d’être respectées que les autres. Ce qui est bien le cas ici. [3

 

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî - n°5151, et authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Irwâ al-Ghalîl - n°1892 »

[2] Al-Moughnî de Ibn Qoudâma, 6/384

[3] Al-Fatâwa al-Koubra de Ibn Taymiyyah, 3/90

 

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article53

 

 

 

 

b h1-3c907

 

 

 


Est-il permis à une femme de poser comme condition de mariage de ne pas avoir de co-épouse?
 

Chaykh Zayd al madkhali


Oui cela lui est autorisé , car cela la concerne directement


questions posées au telephone durant l ete 2002 par Abou Maryam ( hafidhahoullah )

Tirée de maslak.free.fr

http://al-mumtahanah.over-blog.com/2-categorie-557668.html
http://alhouda.forumactif.com/

b h1-3c907

 

 

 


Que dire d'une femme qui refuse une co-épouse par jalousie ?


QUESTION:

Comment juger la réprobation de la polygamie par la femme en raison de la jalousie qui est naturelle chez elle. Nous avons lu des récits relatant des aspects de la jalousie d'Aïcha par rapport au Messager d'Allah .
Que dire alors de nous ?

J'ai lu encore dans certains livres que la réprobation d'une disposition de la Charia est considérée comme une impiété ?


REPONSE:

La jalousie de la femme envers son mari est naturelle. On ne peut pas dire à une femme : ne soyez pas jalouse à l'égard de votre mari. La réprobation d'une chose, fût-elle légale, ne nuit son auteur s'il n'en réprouve pas la légalité.

A ce propos le Très Haut dit :


-traduction relatvie et approchée-


« Le combat vous a été prescrit alors qu'il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C' est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate 2 verset 215)



La femme jalouse ne réprouve pas qu'Allah ait autorisé son mari à avoir plus d'une femme, mais elle réprouve la venue d'une autre épouse ! Or il y a une différence claire entre les deux attitudes.

C'est pourquoi je demande au frère, auteur de la question, et aux autres de réfléchir profondément et de ne pas se précipiter et de déceler les différences subtiles qui se répercutent clairement sur les dispositions.



(Source : Extrait des Fatawa de son éminence Cheikh Ibn 'Outheymine ah: pour la Revue ad-Dawa)
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 14:11

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 Pa roles d‘Alî ibn Abû Tâlib


Il disait : « Le bien ne consiste pas à avoir beaucoup d’argent et beaucoup d’enfants, mais le bien consiste à ce que ta science et ton indulgence croissent. La vie terrestre n’est un bien qu’uniquement pour deux personnes, pour celle qui a commis un péché et qui se corrige en se repentant, ou celle qui s’empresse à accomplir des bons actes. Un acte accompagné de crainte ne peut être amoindri, alors comment peut être amoindri un acte qui est accepté ? Certes, la vie terrestre s’en va, et la vie de l’au-delà se rapproche, et chacune d’elles a des enfants, alors soyez les enfants de l’au-delà et ne soyez pas les enfants de la vie terrestre, car aujourd’hui, c’est un jour d’actes sans jugement, et demain, ce sera un jour de jugement sans actes ».


Il disait : «  La patience au niveau de la foi est semblable à la tête au niveau du corps, et il n’y a aucun bien dans un corps sans tête. Il existe trois catégories de personnes (1) : le savant qui a une grande science et une grande pratique, la personne qui veut apprendre pour être sauvée et celle qui fait partie de la populace et de la tourbe, et qui suit toute personne qui croasse et qui suit chaque vent qui souffle ; elle ne s’éclaire pas avec la lumière de la science et elle ne se réfugie pas auprès d’un pilier solide. La science est meilleure que l’argent, car la science te protège, alors que l’argent, c’est toi qui le protège. La science augmente par la pratique, alors que l’argent diminue par les dépenses. La science est un juge alors que l’argent se fait juger. Les avantages de l’argent disparaissent avec sa disparition, alors que l’amour de la science est un acte avec lequel on se rapproche d’ALLAH. Les thésauriseurs d’argent sont des personnes mortes parmi les vivants, alors que les savants sont toujours présents, leurs êtres sont absents mais leurs paraboles sont présentes dans les cœurs. La science les a assaillis sous sa vraie forme, et ils ont trouvé souple ce que les opulents ont trouvé dur. Ils sont à l’aise avec la chose pour laquelle les ignorants ressentent de la répulsion. Ils ont vécu sur terre dans des corps dont les âmes étaient attachées aux êtres de l’au-delà, ah ! et ce, par désir ardent de les voir. Certes, j’ai vu les compagnons de Mohammed, mais aujourd’hui, je ne vois rien qui leur ressemble. Au petit matin, ils avaient les cheveux ébouriffés et ils étaient jaunes, ils avaient de la poussière sur eux et ils avaient des traces de larmes entre les yeux, ils passaient la nuit prosternées et debout, ils lisaient le Livre d’ALLAH, ils alternaient entre leurs fronts et leur pieds, et au matin, ils invoquaient ALLAH en se balançant comme se balance l’arbre un jour venteux, et leurs yeux coulaient de larmes au point de mouiller leurs vêtements ; par ALLAH ! c’est comme s’ils avaient passé la nuit inattentifs ».

 

1) Ibn Al-Jawzî les a mentionnées dans Sifatu Safwa d’après Kamîl ibn Zayâd.

Titre: L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
Auteur:  Ibn Al Jawzy
Pages: Page 89-90
Edition: Al Houda
Retranscription: Oumomeya

Site : www.rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:59
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L’avis concernant les suicides sous forme d’attentats kamikazes ?

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh)

vendredi 12 septembre 2003, par Ismaïl


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Question :

Quel est le jugement concernant le Djihâd à travers des actes de suicide, tel qu’attacher des explosifs à une voiture et faire ainsi rage à l’ennemi, le moyen par lequel il sait [le kamikaze] qu’il mourra sans aucun doute à la suite de cet acte ?

 

Réponse :

En effet, mon opinion sur la question, est qu’il est considéré comme avoir commis un acte de suicide, et en conséquence il sera puni en Enfer pour ce qui est authentiquement rapporté du Prophète (sallallâhu ’alayhi wa sallam) qui a dit :

 

« Quiconque se précipite du haut d’une montagne et se tue sera jeté dans la géhenne où il ne cessera de dégringoler éternellement ». [1]

 

Cependant, une personne ignorante et qui ne sait pas ce qu’il en est, qui suppose que son action est bonne et plaisante à Allâh -Subhânahu wa Ta’âla, nous espérons pour lui qu’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla - lui pardonnera pour cela, du fait qu’il a fait un effort d’interprétation, bien que je ne lui trouve pas d’excuse maintenant. Parce que ce type de suicide est bien connu et répandu parmi les gens, il est donc de la responsabilité de la personne de demander aux gens de science afin de savoir ce qui est bon pour lui, et d’éviter ainsi l’erreur.

 

Et ce qui est surprenant, c’est que ces gens se tuent en dépit de ce qu’Allâh à interdit à ce sujet, comme Il - Subhânahu wa Ta’âla - le dit :

 

« Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Allâh, en vérité, est Miséricordieux envers vous. » [2]

Et beaucoup parmi eux ne désirent rien d’autre [à travers cet acte] si ce n’est la vengeance de l’ennemi, par quel que moyen que ce soit, sans chercher à savoir si cela est permis ou interdit. Ils ne veulent donc par-là, que satisfaire leur soif de vengeance. [3]

 

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Question :

Quel l’avis du suicide en Islâm ?

 

Réponse :

Le suicide est quand une personne se tue intentionnellement par quel que moyen que ce soit. Ceci est interdit et considéré comme parmi les péchés majeurs, et ceci est également inclus dans le sens général des paroles d’Allâh - Subhânahu wa Ta’âla :


« Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allâh l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment [4]

Et il est authentiquement établi dans la Sounnah que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Quiconque se précipite du haut d’une montagne et se tue sera jeté dans la géhenne où il ne cessera de dégringoler éternellement ». [5]

 

En réalité, celui qui se suicide vit souvent dans une situation désespérée [...] Vous le trouvez incapable de se débrouiller face à ce qu’il vit, et en réalité il est comme une personne demandant le secours à travers la chaleur torride du feu. Il a donc évolué d’une situation dure [mauvaise] à ce qui est pire. Alors que s’il avait patienté, Allâh l’aurait aidé à surmonter ses difficultés. [6]

 

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[2] Coran, 4/29

[3] Kitâb « Kayfa Nu’âlidj Wâqi’unâ al-’Alîm », p.119

[4] Coran, 4/93

[5] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

[6] Kitâb « Kayfa Nu’âlidj Wâqi’unâ al-’Alîm », p.120

 

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article196

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 11:23
grotte.jpgOù vivent-ils ?



-1- Les endroits ou stationne les chameaux :



Dans un Hadith rapporté par Ahmad (4/85), Ibn Majah (769), Ibn Hibban (5657) ainsi que d'autres et authentifié par Sheikh Al-Albanit, Abdullah Ibn Moughafal rapporte que le messager d'Allah a permis de prier là ou stationne les ovins, mais à interdit de prier dans les baraquements des chameaux.

Dans son ouvrage أحكام التعمال مع الجن Sheikh Muhammad Al-Imam rapporte une parole du Sheikh Al-Islam Ibn Taymia présente dans son Majmou' Fatawa (19/41) qui est la suivante :

"Concernant la raison derrière l'interdiction de prier dans le lieu ou stationne les chameaux, les toilettes, ce qui est Authentique c'est parce que se sont des lieux de refuge pour les diables."



2-Les Toilettes :



La preuve réside dans le Hadith rapporté par Ibn Majah (296) ainsi que d'autres et authentifié par Sheikh Al Albani, dans lequel le prophète a affirmé : "Au nom d’Allah. Ô Seigneur ! Je prends refuge auprès de Toi contre l-khubthi wa-l-khabâ’ith (الْخُـبْثِ وَالْخَبائِث )."

l-khubthi= Ceci désigne les démons mâles
l-khabâ’ith= Ceci désigne les démons femelles

3-Les Vallées



Sheikh Muhammad Al-Imam affirme que les Djinns sont plus présent dans les vallées que dans les montagnes, Sheikh Al Islam Ibn Taymia déclare également cela dans son recueil de Fatwa (19/33).

4-Les endroits sales comme les lieux de déchets, décharges à poubelles, salles de bains etc...



Sheikh Al Islam Ibn Taymia a dit (19/41) : " Ils sont présent dans les endroits malpropres tels que les salles de bains, les lieux d'aisance, les décharges, les poubelles, les cimetières"

5-Les cimetières :



Le Messager d'Allah a dit dans un hadith rapporté par Abou Dawoud (492), At-tirmidhi (317) : « la terre est entièrement un endroit de prière hormis les cimetières et les salles de bains (‘hammâm’)»

Sheikh Al Islam Ibn Taymia a dit que les cimetières sont les lieux de refuge des diables. (19/41)

A noter que c'est l'une des raisons pour laquelle il arrive parfois que des diables demandent à certains sorciers de fréquenter assidument les cimetières, parfois d'y dormir ou de manger de la terre des tombes de certains morts.


6-Les Grottes, trou, caverne etc..situés dans les montagnes :



Dans un Hadith rapporté par an-nassaî (34), Abou Dawoud (29) ainsi que d'autres et authentifié par Sheikh Al Albani, le messager d'Allah a dit : "Aucun de vous ne devrais uriner dans un trou."

Lorsqu'on demanda à Qatada la raison pour laquelle on ne devait pas uriner dans un trou, il répondit que s'était parce que c'est une demeure pour les Djinns.

7-Les endroits où sont pratiqués des actes de polythéisme ou des innovations ou des péchés.



8- Les Maisons dans lesquelles on y commet des péchés, où se trouvent des images ou un chien :



Dans un Hadith rapporté par Al-Boukhari, le messager d'Allah a dit : " Les anges n'entrent pas dans une demeure où se trouve un chien ou une image"

Le Sheikh Muhammad Al Imam explique que les anges sont envoyés par Allah notamment pour préserver et défendre les croyants, il est donc regrettable que par leurs agissements des personnes chassent les anges de leurs maisons et que cela soit une cause de l'entrée des Démons et jinns. Il est donc impératif de remplir nos maisons de rappels d'Allah, d'adorations, de lecture du Quran etc..

Dans un Hadith rapporté par Muslim (780) le messager d'Allah a dit: "Ne faites pas de vos demeures des cimetières et le diable n'entre pas dans une demeure on y a lu sourate Al-baqarah".


9-Les Marchés :



Dans un Hadith rapporté par Muslim (2451), le messager d'Allah a dit : « Ne sois pas - si tu le peux - le premier à entrer au marché ni le dernier a en sortir car il [le marché] est le champ de bataille du diable et c'est là qu'il hisse son étendard. »

10-Les endroits inhabités, lieux abandonnés, les maisons en ruines, les terrains vagues, les déserts..



11-La Mer (l'Océan)



Dans un Hadith rapporté par Muslim (2813), le messager d'Allah a dit : " Iblis place son trône sur la mer. Puis il envoie ses armées.."
[/face]

 

posté par abou-Houdeyfa sur: http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=14181&highlight=

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 14:39
NATURAPURA-CHAUSSONS-ECRU(1)Les invocations et versets du Qor’ân qui facilitent l’accouchement de la femme

 SHeikh Ibn ’Uthaymîn & Ibn Qayyîm al-Djawziyyah

dimanche 15 août 2004, par Ismaïl

 BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm




Question : Est-ce que la lecture de la sourate « al-Zalzalah » [1] pendant l’accouchement facilite l’accouchement ? Y’a t-il des invocations et formules de rappel légiférées à dire pendant l’accouchement afin de le faciliter ? Et est-ce que les invocations pendant l’accouchement sont exaucées ?


Réponse : Ecrire la sourate « al-Zalzalah » dans un récipient contenant du safran, tout comme écrire les versets indiquant qu’Allah connaît le contenu de l’utérus, telle que la parole d’Allâh -Subhânahu wa Ta’âla :

« A Lui revient la connaissance de l’Heure. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, aucune femelle ne conçoit ni ne met bas sans qu’Il n’en ait connaissance. Et le jour où Il les appellera : « Où sont Mes associés ? » ils diront : « Nous Te déclarons qu’il n’y a point de témoin parmi nous ! » [2]

et:

« Allâh sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure. » [3]

[Ecrire cela] a été exercé de sorte que l’on déverse de l’eau dans un récipient puis on y met du safran et on remue le tout jusqu’à ce qu’il soit teinté de safran, puis [la femme qui accouche] en boit et en passe sur le ventre. Il est possible encore de réciter ces versets sur de l’eau puis [la femme] en boit et en passe sur le ventre. Ou on peut encore réciter directement ces versets sur la femme qui éprouve les douleurs de l’accouchement. Tout cela est utile - avec la permission d’Allâh.

Quant à la question de l’invocation...l’invocation pour la femme qui éprouve ces douleurs d’accouchement - [Ces invocations] méritent bien d’être exaucées pour la nécessité que cela représente. Certes Allah - Subhânahu wa Ta’âla - a dit :

« N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération, - Y a-t-il donc une divinité avec Allâh ? C’est rare que vous vous rappeliez ! »
[4]

Beaucoup de fois le Seigneur -’Azza wa Djal- exauce l’invocation d’une personne affligée et certes Allâh -Subhânahu wa Ta’âla - dissipe cela pour elle. Wa Allâhu A’lâm. [5]

Al-Khallâl a dit : Il m’a été rapporté de Abdallâh Ibn Ahmad qui a dit : J’ai vu mon père écrire pour la femme qui accouche avec difficulté sur un gobelet blanc ou une chose propre, en n’y inscrivant cette tradition de Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ’anhu) qui a dit :

 « Il n’y a de Dieu si ce n’est Allâh, le Clément le Magnanime, Louange à Allâh Seigneur de l’Univers - « Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu’ils n’étaient restés (sur terre) qu’une heure d’un jour »[6] - « Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré qu’un soir ou un matin. » [7]

Al-Khallâl a dit : Il nous a été raconté d’après Abû Bakr al-Maroûzî, qu’un homme vint à Abî ’Abdallâh et lui dit : « O Abâ ’Abdallâh ! Écrivez [un remède] pour une femme qui accouche douloureusement depuis deux jours ? » Il dit : « Dites-lui d’apporter un large gobelet et du safran [Za’farân]. Je le vis alors écrire pour plusieurs personnes. »

Il est rapporté de ’Ikrama selon Ibn ’Abbâs qui a dit : ’Issa (sallallahu ’alayhi wa sallam) passa près d’une vache qui donnait naissance douloureusement. Elle [la vache] dit : « O Verbe d’Allâh [Yâ Kallimat Allâh] ! Invoque Allâh pour moi afin qu’Il me délivre de ce tourment. » Il répondit : « O Créateur des âmes parmi les âmes, O Libérateur des âmes parmi les âmes, O Expulseur des âmes parmi les âmes, délivrez-là ! » Il dit [le rapporteur du récit] : « Elle [la vache] se mit à projeter son veau et à le renifler. » Il ajouta : « Si une femme accouche douloureusement écrivez-lui [un remède]. »  L’écriture pour elle, de tout ce qui a été précité, est utile comme exorcisme.

Et certains groupes parmi les anciens ont permis d’écrire certaines parties du Qor’ân et de les boire. Et cela fait partie des moyens de guérison qu’Allâh a assurés [là-dessus].

Un autre écrit sur le sujet est : D’écrire dans un récipient propre cela :

« Quand le ciel se déchirera, et obéira à son Seigneur - et fera ce qu’il doit faire - et que la terre sera nivelée, et qu’elle rejettera ce qui est en son sein [les morts] et se videra. » [8]

La femme enceinte devra le boire et en étaler sur son ventre. [9] [10]


Notes
[1] Sourate 99
[2] Coran, 41/47
 [3] Coran, 13/8
[4] Coran, 27/62
[5] Fatâwa SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn - « Madjallat ad-Da’wah - n°1754 - p.36 »
[6] Coran, 46/35
[7] Coran, 79/46
[8] Coran, 84/1-4

[9] Zâd ul-Mi’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd de Ibn al-Qayyîm, 4/357-358 [10] Cette position de Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) était déjà celle de son maître SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh), un avis que l’on retrouve dans le Madjmu’ al-Fatâwa du SHeikh ul-Islâm - 19/36-37


http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article245

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