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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 17:32
Mon frère éducateur, ma soeur éducatrice:
 
Les méthodes éducatrices que l'Islam a instituées pour éduquer l'enfant spirituellement et éthiquement, et pour le former psychologiquement et socialement ont donc été exposées.
 
1- L'éducation par le modèle octroie à l'enfant les meilleurs caractères et le plus complet des tempéraments.
 
2- L'éducation par l'exhortation permet à l'enfant d'être touché par la parole douce, le sage conseil, le récit à but éducatif, et le dialogue captivant.
 
3- L'éducation par la vigilance bonifie l'enfant, améliore son âme et perfectionne ses caractères et son éthique.
 
4- L'éducation par l'habitude permet à l'éducateur d'agir comme un sculpteur qui graverait sur la roche: personne ne pourra alors effacer les traces laissées par la gravure.
 
5- L'éducation par la punition est dissuasive pour l'enfant qui délaissera alors les mauvaises attitudes et les vils comportements. Quant à l'éducation par la récompense, elle permet d'inculquer chez l'enfant les bonnes habitudes, l'encourage, et l'incite à accomplir de bonnes oeuvres, à se parer d'une éthique exemplaire et à se conformer à la religion.
 
6- L'éducation par la dépense d'énergie oriente l'enfant vers ce qu'Allah aime et agrée, mais aussi vers ce que son âme aime et pour lequel elle s'apaise. 
 
7- L'éducation par l'occupation du temps libre permet à l'enfant de s'activer et de délaisser la paresse en construisant et en participant à l'édification de la civilisation musulmane.
 
8- L'éducation par le biais des incidents attendrit les coeurs insensibles à l'exhortation et aux paroles et qui ne sont touchés que par les décrets divins facilitant ainsi le chemin du bien pour les âmes insouciantes, car Il est le plus sages des juges. 
 
Il ne vous reste donc plus qu'à mettre en application ces méthodes et c'est d'Allah que nous implorons l'aide, car il est le meilleur des soutiens. 
 
Qu'Allah fasse l'éloge de notre Prophète Muhammad, de sa famille et de tous ses compagnons.
 
Titre: J'éduque mon enfant
Auteur: Umm abd ar-rahman Al-athariya
Pages: 133 -135
Edition: Dar al muslim
Retranscription: Oum chaïma
Site: rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: www.daralmuslim.com
 
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 16:05
L'importance du modèle dans l'éducation:
jeune_pousse.jpg
"Il est facile d'écrire un livre traitant de l'éducation, de même qu'il est facile de s'imaginer une bonne méthode d'éducation. Cependant, cette méthode restera encre sur papier aussi longtemps qu'elle sera appliquée dans la vie réelle. Elle ne sera d'aucune utilité tant qu'il n'y aura personne pour traduire les fondements et le principes de cette méthode par son attitude, son comportement, ses émotions et ses pensées. C'est uniquement à ce moment que la méthode deviendra réalité" 1
La méthode d'éducation deviendra donc réalité lorsqu'un modèle réel existera. C'est pourquoi nous louons Allah (soubhanahou wa ta'ala) pour nous avoir envoyé le meilleur des modèles en la personne de notre prophète Muhammad (Sallalahou alayhi wa salam) qui était une personnalité réelle et une représentation complète de la méthodologie islamique jusqu'à ses moindres détails.
L'importance du modèle se reflète dans différentes raisons que je résumerai par ce qui suit: 
1- Le niveau de compréhension des enfants est beaucoup moins élévé que celui des adultes. C'est pourquoi voir de ses propres yeux le comportement d'une personne face à une situation donnée est un des plus importants moyens d'éducation, plus encore que lire un livre, assister à un cours ou appliquer toute autre méthode d'éducation. 
2- Le modèle exemplaire fait naître chez l'enfant la certitude que ces nobles caractères ne sont pas uniquement des prinicpes utopiques que l'on aimerait réaliser. En effet, le fait que le modèle parvienne à mettre en application ces principes est une preuve pour l'enfant qu'ils sont réalisables. 
3- L'enfant, ou l'adolescent qui est témoin d'une attitude ou d'un acte vertueux pour lequel l'auteur mérite des éloges, est de ce fait influencé dans son for intérieur. Il approuvera alors ce comportement, l'appréciera et lui accordera toute son estime, ce qui le poussera à imiter l'auteur. 
4- L'enfant ou l'adolescent est attiré par un désir imperceptible vers l'imitation inconsciente des personnes qu'il apprécie. Cette imitation inconsciente ne se limite pas aux attitudes positives, mais porte aussi sur les autres. C'est pourquoi la manifestation d'attitudes négatives chez le modèle est très dangereuse, car ce dernier portera le fardeau de ceux qui l'imitent en cela. 
Notre modèle à nous les musulmans, est notre messager Muhammad (Sallalahou alayhi wa salam) ainsi que ses compagnons qu'il a éduqués. En effet, Allah (soubhanahou wa ta'ala) a dit:
"Ô Prophète! Nous t'avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur, appelant (les gens) à Allah, par Sa permission; et comme une lampe éclairante." 2

Allah a donc fait de la responsabilité du Prophète (sallalahou alayhi wa salam) la représentation la plus complète de la méthodologie islamique, afin d'être pour les générations suivantes une image vivante et éternelle tant dans la perfection de ses moeurs que dans sa grandeur d'âme. C'est la raison pour laquelle lorsque 'Â'ishah qu'Allah l'agrée fut questionnée au sujet du caractère du Prophète (Sallalahou alayhi wa salam), elle répondit: "Son caractère, c'était le Coran." 3

De plus, Allah (soubhanahou wa ta'ala) a parfait son éducation. Il n'a donc jamais commis de péché durant la période antéislamique et il était connu pour être chaste et pur. Concernant sa sincérité et sa loyauté, les polythéistes le surnommaient le sincère, le loyal. Quant à son intelligence et sa perspicacité, il était inégalable, preuve en est la solution idéale qu'il a proposée à son peuple pour placer la pierre noire, évitant ainsi le déclenchement d'une guerre fraticide et destructrice. Enfin, concernant la transmission du message de l'Islam, le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) ne pouvait goûter à la douceur du sommeil, ni avoir la consience tranquille tant qu'il n'avait pas vu l'humanité répondre au message de l'Islam et embrasser la religion d'Allah. 4

Allah (soubhanahou wa ta'ala) a dit à son sujet: 

"Tu vas peut être te consumer de chagrin parce qu'ils se détournent de toi et ne croient pas en ce discours!" 5

En plus de tout cela, le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) était un exemple de fermeté et de constance, et c'est ainsi qu'il était un modèle. Après lui, ses compagnons ont suivi sa voie, et je demande à Allah qu'Il fasse que nous soyons pareils à eux, Il entend certes tout et répond aux invocations. 
1. Voir Méthodologie de l'éducation islamique (vol.1 pp.180-181)
2. Sourate Al-Ahzâb v.45-46
3. Rapporté par Muslim dans son recueil authentique (vol.1 p.139), Abû Dâwud dans ses Sunan (vol.2 p.40) Ad-Dârimî dans ses Sunan (vol.1 p.410) et abû Ash-Shaikh dans Akhlâq An-Nabiyy (p.27)
4. Voir l'éducation des enfants en islam par 'Abd Allah 'Ulwân (vol.2 p.608)
5. Sourate Al-Kahf v.6
Titre: J'éduque mon enfant
Auteur: Umm Abd ar-rahman Al-Athariya
Pages: 16 à 22
Edition: Dar Al muslim
Retranscription: oum chaïma
Site: rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: www.daralmuslim.com
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 15:27
Honorer les liens de parenté d'un proche mécréant 

L'Imam Al-Bukhârî (413/10) rapporte [...] d'après Asmâ' qu'elle a dit: "Ma mère vint à Médine avec son père durant la période du traité de paix que la tribu de Quraysh avait avalisé. Je demandai au Prophète (sallalahou alayhi wa salam): "Ô messager d'Allah! Ma mère est venue en espérant que je lui rende visite. Puis-je le faire?" Le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) répondit: "Oui, fais-le." [...] Ibn 'Uyaynah a dit: "C'est à ce sujet qu'Allah a révélé le verset suivant: 

"Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion." 1

Ce hadith a aussi été rapporté par Muslim (2/696) [...] Ce hadith indique donc qu'il est légiféré de respecter les liens de parenté même si le proche en question est un mécréant. 

Allah dit: "Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables." 2

Al-Hâfidh Ibn Kathîr a dit en commentant ce verset: "C'est-à-dire qu'il ne vous est pas interdit de faire preuve de bienveillance envers les mécréants qui ne vous combattent pas pour votre religion, comme les femmes et les faibles parmi eux. [...]"

Ibn Kathîr mentionne ensuite le hadith précédent de Asmâ' comme argument. Puis le continue en disant:" Allah explique ensuite qui sont les mécréants envers lesquels il n'est pas permis d'être bienveillant ni bienfaisant en ces termes:

"Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes." 3 

Être bienfaisant envers eux ne fait pas partie de l'affection qu'Allah nous a interdit d'avoir envers eux dans Sa parole:

"Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leur pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu." 4

D'ailleurs, le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) aimait son oncle Abû Tâlib bien qu'il soit mécréant. Et c'est à ce sujet que le verset suivant a été révélé:

"Tu (Muhammad) ne peux guider ceux que tu aimes." 5

Ce dernier verset peut être compris de deux manières différentes, dont la seconde comporte un sous-entendu à savoir: tu ne peux guider ceux que tu aimerais qu'ils soient guidés. Cependant, la règle de base - s'il n'y a pas de nécessité - veut qu'il n'y ait pas de sous-entendu. Ainsi, les arguments indiquant qu'il est permis d'éprouver de l'amitié envers un mécréant concernant l'amitié naturelle [due aux liens de parenté]. En effet, personne ne peut maîtriser ce genre de sentiments, et ce n'est pas considéré comme de l'affection interdite. Et Allah est plus savant. 

Notre Cheikh Yahiâ [Al-Hajûrî] - qu'Allah le préserve - a dit concernant le fait de ne plus fréquenter les proches mécréants: "Si ne plus les fréquenter présente un intérêt religieux, il n'y a pas de mal à le faire. Sinon la règle de base veut que l'on honore le lien de parenté avec les proches mécréants, à moins qu'on ne craigne quelque préjudice de leur part ou autre. Dans ce cas, il faut les éviter, excepté les parents."

1. Sourate Al-Mumtahanah v.8
2. Sourate Al-Mumtahanah v.8
3. Sourate Al-Mumtahanah v.9
4. Sourate Al-Mujâdalah v.22
5. Sourate Al-Qasas v.56

Titre: Conseils aux femmes musulmanes
Auteur: Umm 'Abdillah Al Wadi'iyya
Pages: 277 à 279
Edition: Dar Al Muslim
Retranscription: Oum chaïma
Site: Rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: www.daralmuslim.com

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 14:57

Rappeler ses bienfaits (au mari)

Rose
Il y a des épouses qui sont au service de leurs maris, prennent soin d'eux et de leurs parents mais aiment se plaindre à l'occasion et faire valoir leurs bonnes actions. Elles ne se gênent pas pour rappeler de temps à autre à leur mari leurs bienfaits envers lui et l'aide qu'elles ont pu lui fournir dans le passé, ce faisant elles l'irritent car elles se montrent arrogantes et l'humilient. Rappeler ses bonnes actions est un défaut, et une bonne épouse doit veiller à s'en défaire. C'est encore plus grave quand c'est la femme qui agit ainsi envers son mari. Cette attitude annihile l'oeuvre dont on se targue tant et blesse l'amour-propre de celui qu'on a obligé. Allah (azza wa jall) a interdit cette pratique dans un verset: 
"Ô les croyants! N'annulez pas vos aumônes par un rappel ou un tort" (18)
D'après Abû Dzarr, le Prophète (salallah 'alayhi wa salam) a dit: "(il y a) trois personnes à qui Allah ne parlera pas, et qu'Il ne regardera ni ne purifiera le jour de la résurrection et ils auront un châtiment douloureux". Abû Dzarr ajoute que le messager d'Allah (salallah 'alayhi wa salam) l'a dit trois fois et qu'il lui a demandé: "Ils ont échoué et ont perdu, qui sont-ils, ô messager d'Allah?". Il répondit: "Celui qui laisse traîner son habit (musbil), celui qui rappelle ses bienfaits et celui qui se parjure pour écouler sa marchandise"(19)
Il est rapporté d'Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée): "Le bien ne s'accomplit qu'en respectant trois conditions: en s'empressant de le faire, en minimisant sa valeur et en le dissimulant. En s'empressant de le faire, on le facilite; en le minimisant, on l'amplifie et en le dissimulant on l'accomplit véritablement" (20). 
Un homme prodigua à ses parents le conseil suivant: "Si vous donnez un coup de main à un homme, oubliez-le ensuite" (21). 
Un poète a dit: 
À cause du rappel de tes bienfaits tu as gâché 
tout le bien que tu as fait
Sache que l'homme généreux ne rappelle pas
ce qu'il a donné. (22)
Selon Ach-Châfi'î, "Le rappel des bienfaits a plus d'effets sur les coeurs que les dents (les lames) d'une lance" (23).
Al Bârûdî a dit: 
J'ai supporté, par peur des reproches,
toutes sortes de calamités
Car il vaut mieux supporter les malheurs
de la vie qu'endurer ces rappels (24). 
Bien que le rappel et l'énumération des services rendus ne fassent pas partie des caractéristiques des personnes généreuses, il est permis de le faire si on a des reproches à faire à l'interlocuteur, ou au contraire, des excuses à lui présenter. Ibn Hazm a dit: "Il y a deux situations dans lesquelles il est louable de (faire) des choses qui sont autrement blâmables: quand l'on doit blâmer autrui ou lui présenter des excuses, il est louable d'énumérer les services rendus. C'est une pratique qui n'est pas recommandée en dehors de ces deux cas" (25).
C'est pour cela qu'il est permis à l'épouse, si elle a à se plaindre de son mari ou veut s'excuser auprès de lui, de lui rappeler quelques-uns des services qu'elle lui a rendus, non pas dans le but de se vanter de ses bienfaits et de l'humilier, mais de lui rappeler le rang et l'estime qu'il a auprès d'elle.  
note: 
18) sourate Al Baraqa, verset 264
19) Rapporté par Muslim (106)
20) 'Uyûn Al Akhbâr 4/177
21) 'Uyûn Al Akhbâr 4/177
22) 'Uyûn Al Akhbâr 4/177
23) Diwân Ach-Châfi'î avec le tahqîq de Dr 'Abdul Mun'im Khaffâjî p. 135
24) Ad-Dîwan d'Al Bârûdî p.549
25) Al Akhlâq Wa Siyar d'Ibn Hazm p.78
Titre: Les erreurs commises par les épouses
Auteur: Cheikh Mohammed ibn Ibrahim Al Hamad
Pages: 31-33
Edition: ASSIA
Retranscription: oumomeya
site: rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: http://www.daralmuslim.com/
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:07

coran-karim.jpg

Le savant Abu 'Abdallah Mohammed ibn Idris Ach-Chafi'î

 

Il conseilla l'éducateur des enfants de Rachid et lui dit: "la première chose par laquelle tu dois commencer pour former les enfants du chef des croyants, c'est tout d'abord de te corriger, et ce, car leurs yeux sont liés aux tiens; pour eux, le bien, c'est ce que toi tu considères comme bien, et le mal, pour eux, c'est ce que toi tu déteste. Enseigne-leur le Livre d'ALLAH, mais ne les force pas, car sinon, ils s'en lasseront, et ne les éloigne pas, car ils le délaisseront; puis, rapporte leur la poésie qui contient le plus de pudicité, les hadiths les plus nobles et ne les fais pas passer d'une science à l'autre avant qu'ils ne maîtrisent la première, car entendre beaucoup de choses fait perdre la compréhension.
titre: l'histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
auteur: ibn Al Jawzi
page: 405
édition: Al Houda
retranscription: oumomeya
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 09:50
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 11:34



Les droits des parents

Shaykh Muhammad ibn Salih Al-Uthaymin



Les parents sont ceux qui sont liés à vous par le sang et des liens proches; comme le frère, l'oncle, la tante, ou leurs enfants. Quiconque a un lien de relation avec vous a certains droits sur vous, en fonction de leur rapprochement par rapport à vous. A ce propos, Allah - le Très Haut - dit :


[center]"Et donne au proche parent son droit." [Sourate Al-Isra ' 17:26]



Allah - le très Haut- dit aussi:


"Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers père et mère." [Sourate Nisa 4:36]



Donc il est obligatoire pour tous de traiter leurs parents de la meilleure façon possible et de les soutenir conformément à leurs besoins et leur donner ce qu’ils recherchent d'aide et d'appui. Et c'est ce qui est réclamé par la Shari'a (la loi Islamique prescrite), le ' aql (la raison) et la fitrah (la nature saine).Et il y a beaucoup de preuves textuelles encourageants silatur-rahim (préserv er les liens de parenté) comme ce qu'Abou Hurayra radiyallahu ' anhu rapporte du prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam), qui a dit :

"Certes, Allah a créé la création, avant qu'il ait fini, le Rahm : (l'utérus/liens de parenté) s’est levé et a dit :" Est-ce le lieu de celui qui cherche refuge auprès de Toi contre ceux qui sont sévère et rompent leur liens avec moi. Ainsi Allah dit :Oui, En effet cela te plairait-il que je maintienne des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec toi et que je rompe des liens avec ceux qui rompent les liens avec toi ? Ainsi le Rahm dit : ‘Oui, en effet ' Ainsi Allah dit : Alors ceci est pour toi.Alors le messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :" récitez si vous souhaitez : "Si vous vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur la terre et de rompre vos liens de parenté ? Ce sont ceux-là qu’Allah a maudits, a rendus sourds et a rendu leurs yeux aveugles."[Sourate Muhammad 47:22-23] [2]

Le Prophète sallallahu ' alayhi wa sallam a aussi dit :"Qui croit en Allah et le Jour Dernier, qu’il maintienne les liens de parenté." [3]

Malheureusement, beaucoup de personnes n'accomplissent pas ce haqq (droit) et transgressent les limites concernant cela. Certains d'entre eux ne cherchent pas à maintenir des liens avec leurs parents ou leur montrer de la bonté; ni par la richesse, ni par le bon comportement, ni par l'octroi de cadeaux occasionnels et présents, ni en les aidant lorsqu’ils en ont besoin.

En effet, beaucoup de jours ou de mois peuvent passer sans même les voir ou leur rendre visite.Et parfois, plutôt que de chercher à maintenir les liens de parenté, certaines personnes cherchent même à durcir ces liens, en cherchant à nuire à leurs parents - par des mots, ou des actions, ou les deux.De tels gens maintiennent seulement des liens avec ceux qui ne sont pas proches, et rompent leurs liens avec leurs parents!

Certaines personnes maintiennent seulement des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec eux, mais se coupent de ceux qui se coupent d'eux. Donc tels gens ne sont pas vraiment le waasils (ceux qui maintiennent les liens de parenté), mais plutôt ils sont ceux qui se basent sur le donnant - donnant.


Donc ils maintiendront seulement des liens avec ceux qui maintiennent des liens avec eux – qu’ils soient des parents, ou d'autres qu'eux. Cependant, le vrai waasil (celui qui maintient les liens de parenté) est celui qui maintient les liens de parenté pour Allah – que ses parents maintiennent des liens avec lui ou non.

' Abdullah Ibn ' Amr (radhiallahu ' anhu) rapporte que le prophète sallallahu ' alayhi wa sallam a dit :"Le waaasil (celui qui maintient les liens de parenté) n'est pas celui qui le fait simplement par réciprocité.Plutôt le waasil est celui qui, même quand les parents se coupent de lui, maintient toujours des liens avec eux." Un homme demanda : ô messager d'Allah, j'ai des paren ts avec qui je maintiens les liens de parenté, mais ils se coupent de moi.Je les traite avec bonté, ils me traitent de mauvaise manière. Et je m'abstiens et je patiente avec eux, et ils se comportent grossièrement et par ignorance envers moi.Le Prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :"Si la situation est telle que tu le dis, alors c’est comme si tu remplissais leurs bouches avec du sable. Et Allah continuera à te faciliter et à te soutenir tant que tu continueras à faire ce que tu fais." [4]

S'il n'y avait aucune autre récompense pour le maintient des liens de parenté, sauf qu'Allah maintient des liens avec le waasil dans ce monde et dans l’autre, qu'Il étend Sa pitié par cela, rend les affaires plus faciles par cela et enlève la détresse et les ennuis par cela, ce serait plus que suffisant.


Cependant, avec ceci, silatur-Rahim ( maintient des liens de parenté) rapproche la famille et les parents, si bien que l'amour et la compassion se développe et ils s’ai dent l’un l’autre, dans les temps de bien-être et de privation, et d'autres joies et plaisirs - comme il est éprouvé et bien connu.


Et quand les liens de parenté ne sont pas maintenus, alors chaque bénéfices mentionné ci-dessus se changent en leurs opposés et un grand mal arrive à la société.



1. De Huqouq Da'at Ilayhal-Fitrah wa Qarrathash-Shari'ah (pg.11-13) de Shaykh Muhammad Ibn Saalih Al-'Uthaymin.
2. Rapporté par Al-Bukhari (no 5987) et Muslim (no 3456).
3. Rapporté par Al-Bukhari (no 6138), d'Abou Hurayrah (radiyallahu ' anhu)
4. Rapporté par Al-Bukhari (no 5991)


article tiré du site troid.org
traduit en français par les salafis de l’Est

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 11:02

Question :

Certains parents ne se préoccupent pas [vraiment] de leurs enfants des sujets concernant la religion ; par exemple, ils ne leur ordonnent pas d’accomplir la prière, ni de lire le Coran, ni même de s’asseoir auprès des meilleurs (gens de bien).

Nous constatons [malheureusement] qu’ils leur ordonnent plutôt de se préoccuper de leur scolarité et de ce fait ils se fâchent si l’enfant s’en détourne

Quel serait votre conseil Votre Eminence [Sheikh] ?


Réponse :

 


Mon conseil à ces parents et aux oncles et aussi aux frère, c’est qu’ils craignent [tout d’abords] Allah envers ces enfants qui sont sous leur responsabilité [sous leur protection] et qu’ils leur ordonnent d’accomplir la prière s’ils ont atteint l’âge de sept ans et qu’ils les corrigent dans le cas ou ils atteignent dix ans comme cela est rapporté de façon authentique dans le hadith selon le prophète (salla lahou aleyhi wa salam) qui dit : 


« Ordonnez à vos enfants de prier quand ils atteignent l'âge de sept ans, corrigez les à 10 ans s'ils refusent de la faire et séparez les dans leurs lieux de sommeil » 

[Hadith rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Ad-Darkoutni, Abou Chaïba, Al Hakim et Al Baïhaqui ]


Il est recommandé plutôt aux pères et mères, ainsi qu’aux aînés des [fils], d’œuvrer envers ceux qui sont sous leur responsabilité pour l’accomplissement de la prière et autres [adorations] et qu’ils leur proscrivent ce qu’Allah leur a interdit tout en les contraignant à suivre ce qu’Allah leur à recommandé.


Voilà ce qui est recommandable car ils sont sous leur protection :


Allah soubhanahou dit : 

 « O vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu... » [Sourate At-Tahrim – verset 06]

et aussi :

 « Et commande à ta famille la Salât,… » [Sourate Tâha – verset 132]


et au sujet de Son messager et prophète Ismaël (paix et salut sur lui) :

 « Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c'était un Messager et un prophète. Et il commandait à sa famille la prière et la Zakat; et il était agréé auprès de son Seigneur.» [Sourate Maryam – verset 54 et 55]


Majmou’ Fatawa et Maqalat moutanawi'a (Tome 7)

http://3ilm.char3i.over-blog.com/

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:11

Et ils [Ahl us-Sunnah wal Jamâ’ah] commandent d’être doux et dévoués envers les parents.

Et cela à cause de l'ampleur de leurs droits.


Et Allâh n’a créé aucun droit qui suive les Siens et ceux du Messager, si ce n'est celui des parents, Il dit donc :

وَاعْبُدُواْ اللّهَ وَلاَ تُشْرِكُواْ بِهِ شَيْئًا وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَان

« Adorez Allâh et ne Lui associez personne, et soyez bons avec vos parents » (4 : 36)



Donc le droit du Messager est inclus dans le commandement de l’adoration d’Allâh, car l’adoration ne sera correctement établie qu'au moment où elle sera basée sur le droit du Messager صلى الله عليه و سلم, à travers l’amour qu’on lui porte et la poursuite de sa voie. Voilà ce qui est inclus dans Son verset : « Adorez Allâh et ne Lui associez personne dans votre adoration ». Qui pourrait adorer Allâh sans suivre la voie et l’exemple du Messager صلى الله عليه و سلم ? Donc lorsque l’on adore Allâh en accord avec la législation du Messager, on aura rempli nos devoirs.


Alors, après cela, viennent les droits des parents. Les parents subissent des difficultés à cause de leurs enfants et plus particulièrement la mère. Allâh l’Exalté a dit :

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَانًا حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهًا وَوَضَعَتْهُ كُرْهًا

« Et on a enjoint l’homme à être respectueux et doux avec ses parents. Sa mère l’a porté avec difficulté et elle continue à le porter avec difficulté » (46 : 15)

Et dans une autre âyah :

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَى وَهْنٍ

« Et on a enjoint l’homme à être respectueux et doux avec ses parents. Sa mère l’a porté subissant peine sur peine » (31 : 14)

Donc la mère rencontre des difficultés lors de sa grossesse, à la naissance et après la naissance, et la clémence et la bonté qu’elle a envers son enfant sont plus importantes que celles que le père a pour lui. C’est pourquoi c’est elle qui mérite le plus notre compagnie et notre bon traîtement, et même plus que le père.



Un homme demanda : « Oh Messager d’Allâh, qui mérite le plus ma compagnie ? » Il dit « ta mère » Il dit « puis qui d’autre ? » Il dit « Ta mère » Il dit « et qui ensuite ? » Il dit « Ta mère ». La quatrième fois il répondit « Puis ton père ». (1)



Et le père aussi rencontre des difficultés face à ses enfants et il s’inquiète de ce qui les préoccupe, est content lorsque ses enfants sont heureux et il s’efforce d’obtenir tout ce qui pourrait les réconforter et les mettre à l’aise et ce qui leur permettrait d’avoir une bonne vie. Il pourrait traverser des déserts et des contrées sauvages pour obtenir des moyens de subsistance pour lui et ses enfants.


Donc le père et la mère ont des droits, et quoique vous fassiez en terme d’actions pour eux ne compensera pas tous leurs droits, et c’est pourquoi Allâh `azza wa Jal a dit :

وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

« Et dis : Oh mon Seigneur, fais leur à tous deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit » (17 : 24)



Donc leurs droits datent de ce qu'ils ont fait pour toi auparavant, quand ils t’ont fait élevé alors que tu étais petit et incapable de te faire du bien ou du mal. Il est donc obligatoire d’être reconnaissant envers eux.



Et par consensus, être dévoué envers ses parents est une obligation individuelle. C’est pour cette raison que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a rendu cela plus important que le Jihâd sur le sentier d'Allâh, tel qu’il est dit dans le hadîth d’Ibn Mas`ûd qui dit : « j’ai dit « Oh Messager d’Allâh ! Quelle est action la plus aimée d’Allâh ? » Il dit « Accomplir la prière à son heure » Il dit « Et ensuite ? » Il dit « Être doux et dévoué envers ses parents » Je dis « et ensuite ? » Il dit « Le jihâd dans le sentier d’Allâh ». » (2)



Les parents sont la mère et le père ; ainsi que le grand-père et la grand-mère à qui on doit montrer douceur, mais pas dans la même mesure que pour les parents. C’est parce que les grands-parents n’ont pas subi les difficultés subies par les parents, accordant de l’attention et surveillant leurs enfants. Mais leur témoigner de la gentillesse est obligatoire pour garder les liens de parenté et ils sont les relations qui le méritent le plus. Cependant, quant à al-Birr, c'est-à-dire montrer de la gentillesse et de la dévotion, cela ne s'applique qu'au père et à la mère.

Qu’est donc « al-Birr » ?

Al-Birr est d’essayer d’apporter autant de bien que l’on peut et de retenir et repousser le mal.

 

[On parle d’]amener le bien en terme de confort, servitude, essayer de les rendre heureux, par exemple en étant de bonne humeur, leur parlant gentiment et les traîtant bien et essayer de faire tout ce qui peut leur faire plaisir.



C’est pourquoi l’opinion correcte est qu’il est obligatoire pour les enfants de servir à leurs père et mère, aussi longtemps que ça ne lèse pas le fils. Et si cela lui portait atteinte, il ne serait alors pas obligatoire pour lui de les servir, sauf en cas de nécessité.



Et c’est pourquoi nous disons : en effet, l’obéissance envers eux est obligatoire si cela leur est bénéficiable et que cela ne porte pas atteinte au fils. En ce qui concerne ce qui lui porte préjudice, que cela soit en terme de religion, comme lui ordonner d'abandonner quelque chose d'obligatoire ou de faire quelque chose d'interdit, il ne faut pas leur obéir en cela. Mais si ce préjudice porte sur les affaires mondaines, alors il n'est pas obligatoire de leur obéir. En ce qui concerne l'argent, il lui est obligatoire de les traîter correctement en dépensant librement pour eux, même d'importantes sommes, tant que cela ne lui porte pas atteinte et que cela ne nuise pas à ses propres besoins. De plus, le père est spécifiquement autorisé à prélever sur les richesses de son fils comme il l’entend, tant que cela ne lui porte pas atteinte.



Lorsque l’on réfléchit à l’état des gens de notre époque, on constate que bon nombre d’entre eux ne traîtent pas leurs parents avec bonté mais leur désobéissent ouvertement plutôt et les traîtent mal. Vous trouveriez plutôt les gens être bienfaisants envers leurs amis, s'asseyant inlassablement avec eux. Par contre, s’il devait rester avec son père ou sa mère pour juste une heure par jour, vous le verriez agité comme s’il était assis sur des charbons ardents. Et ceci n’est pas un traitement aimable. Par contre, celui qui montre douceur est celui qui ouvre son coeur à sa mère et à son père, les sert, leur est dévoué et montre la plus grande ardeur pour leur faire plaisir, et ce par tous les moyens qu’il possède.



Et comme on dit souvent, ‘Al-Birr est un investissement’. Car à vrai dire, si quelqu’un est bon [avec ses parents,] il recevra une grande récompense dans la prochaine vie, et il sera même rémunéré pour cela dans cette vie. Ainsi, bien ou mal traîter ses parents est comme ‘un investissement’ comme on dit, ou un emprunt. Si vous avez été bons envers vos parents, alors vos enfants seront bons avec vous, et si vous avez été désobéissants avec vos parents, alors vos enfants vous désobéiront.



Et il y a beaucoup de témoignages de la part d’enfants qui ont bien traîté leurs parents et qui ont alors été bien traîtés par leurs enfants ; quant à la désobéissance, il y a aussi des témoignages qui montrent que ceux qui ont des enfants désobéissants ont aussi été désobéissants envers leurs parents.

Ainsi, Ahl-us-Sunnah wal-Jamâ'ah ordonne d’être aimable et dévoué envers ses parents.
_______________


Notes:

 

[Issu de Sharh ul-'Aqîdat-il-Wâsitiyyah par Shaykh ibn al-'Uthaimîn rahimahullah p.673-676 ; édition Dâr-uth-Thurayyâ 1421 (2000)]

(1) Rapporté par Al-Bukhârî dans le Livre des Bonnes Manières, Chapitre : Qui mérite le plus la compagnie ; et dans Muslim dans le Livre du Traitement Bienfaisant et Garder le Liens Familiaux.


(2) Rapporté par al-Bukhârî dans le Livre des Bonnes Manières, Chapitre : Le bon traîtement et conserver les liens de parenté et par Muslim dans le Livre de l’Imân.


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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:52


une feuille de lierre découpée par le givre
"Voici la lettre d’une mère meurtrie qu’elle adresse à son fils bien-aimé. Cette pauvre mère, après avoir fait son éducation, veillée les nuits pour lui, sacrifiée sa vie et son bonheur pour sa cause, et organisé son mariage avec une des jeunes filles, s’est vue soudainement reniée par ce dernier en lui désobéissant et la rejetant.





[b]Elle dit dans un extrait de sa lettre : « Mon fiston, il y a maintenant vingt-cinq ans, ce fut dans ma vie une rayonnante journée lorsque le médecin m’informa que j’étais enceinte. Tu sais, mon fils, les mères maîtrisent bien le sens de ce mot, c’est à la fois un mélange de joie et de bonheur, avec le début de la fatigue et les changements psychologiques et physiologiques.



Après cette bonne nouvelle, je t’ai porté dans mon ventre pendant neuf mois mon fils, tout en étant heureuse et enjouée. Pourtant, je me levais péniblement, je dormais difficilement, je mangeais à contrecœur, et je respirais malaisément. Malgré tout, cela n’a jamais affaibli l’amour que je te porte et la joie de t’avoir. Au contraire, plus les jours passaient et plus mon amour pour toi ne cessait de se développer et le désir de te voir grandissait. Je t’ai porté, mon fils, subissant pour toi peine sur peine et douleur sur douleur. Cependant, j’étais heureuse, heureuse chaque fois que je ressentais dans mon ventre un de tes mouvements. Je me réjouissais lorsque tu prenais du poids bien que la grossesse me soit pénible. C’est en effet une longue fatigue.




Après cela, l’aube de cette fameuse nuit est arrivée, cette nuit où je n’ai pas dormi, où je n’ai pas pu fermer l’œil. Cette nuit, j’ai été secouée par les douleurs, les difficultés, l’anxiété et la peur. Une situation telle qu’il est impossible de la décrire par écrit ou même oralement.


Je jure par Allah mon enfant, à maintes reprises, j’ai perçu la mort de mes propres yeux jusqu’à ce que tu viennes au monde. Tes larmes de naissance se sont mêlées à mes larmes de joie, et toutes mes douleurs et mes blessures disparurent. Mon cher fils, pendant des années de ma vie je t’ai porté dans mon coeur, je t’ai lavé de mes propres mains, mon giron fut ton lieu pour dormir et de ma poitrine tu prenais ta nourriture. J’ai veillé mes nuits pour que tu dormes, et durant mes jours, je me suis fatiguée pour ton bonheur. Mon seul souhait est de pouvoir entrevoir ton sourire et ma joie de tout instant est que tu me demandes de te préparer quelque chose. Ceci était mon bonheur extrême. Je demeurais ainsi pendant toutes les nuits et les jours qui s’écoulèrent. Je demeurais une servante sans reproche, une nourrice ininterrompue et une travailleuse sans relâche. Ceci jusqu’à ce que tu aies atteint ta maturité et ta pleine croissance, et jusqu’à commencer à voir en toi les signes de la virilité.


Donc, je me suis précipitamment mise à courir ici et là pour te trouver la femme que tu demandais. Puis vint le jour de ton mariage. Mon cœur déchiré, alors mes larmes coulaient, car j’étais d’une part heureuse de contempler ta nouvelle vie de bonheur, mais d’autre part, j’étais triste de te quitter. Ensuite, les heures s’écoulèrent lentement, mais brusquement tu n’étais plus le fils que j’avais connu auparavant. Soudainement, tu m’as rejeté et tu as feint d’oublier mes droits sur toi, les jours passent sans que je te voie, ni t’entende. Tu as feint d’ignorer celle qui t’a présenté le meilleur service. Mon enfant, je ne demande rien de plus que de me compter parmi les membres de tes plus lointains amis et parmi ceux que tu rencontres le moins souvent.

Mon tendre fils, fais en sorte de m’accorder chaque mois une place dans ta vie, pour te voir ne serait-ce que quelques minutes. Mon cher fils, sache que mon dos s’est courbé, mes membres sont tremblotants, les maladies m’ont exténuée et le dépérissement m’a frappée. En effet, je ne me lève que difficilement et ne m’assieds que péniblement. Malgré tout, mon cœur ne cesse d’être animé par ton amour. Si un jour une personne te montre du respect, tu t’empresserais de la remercier pour avoir bien agi et pour le bienfait reçu, alors que dire de ta mère – que mon Seigneur te garde !-- qui a été bonne envers toi, d’une bonté que tu ne conçois pas et d’une bienfaisance à laquelle tu es ingrat. Cette mère qui était aux petits soins avec toi et s’est occupée de toi des années successives ; cette mère qu’a-t-elle donc récoltée comme récompense et qu’a-t-elle obtenue en compensation ?! Comment en es-tu arrivé à être aussi insensible et comment le temps a-t-il autant agi sur toi ?!


Mon fils chéri, chaque fois qu’on m’apprend que tu es heureux dans ta vie, ma joie et ma réjouissance redoublent. Cependant, je suis étonnée par ton comportement alors que tu es le produit de mes mains. Je me pose la question : quel crime ai-je commis pour être devenue ton ennemie, pour ne plus vouloir venir me voir et pour te montrer réticent à mon égard ?! Pourtant, je ne vais pas me plaindre de toi (auprès d’Allah) et je ne vais pas communiquer ma tristesse (à Allah), car si jamais elle s’élève au-dessus des nuages et monte jusqu’aux portes du ciel, alors le malheur te frappera pour avoir été ingrat (envers moi), le châtiment t’atteindra, et l’adversité s’installera dans ta propre maison. Non ! Je ne le ferai pas, car tu es toujours — ô mon enfant — le fruit de mes entrailles, le doux parfum de ma vie, et le plaisir de mon existence.


Réveille-toi mon fils, la vieillesse n’est plus si lointaine, les années passeront et tu deviendras un vieux père à ton tour, mais sache que la peine est proportionnée à la faute. À ton tour, tu écriras à ton fils en pleurs de la même façon que je t’ai écrit. Certes, les litiges seront jugés par Allah. »


Crains Allah au sujet de ta mère, sèche ses larmes, et allège sa souffrance. Ensuite si tu le désires, déchire donc sa lettre, mais sache que quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien, et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. [..] "

______________________________________________________________________________________________

passage tirée :

Le bon comportement envers la mère

[b]Écrit par Mâzine At-Touwîjry,
et prononcé par cheikh Abdel Moun'im, élève de cheikh Sâleh Al-Fawzân, en tant que discours du Vendredi.
(Qu’Allah les préserve).
[/b]

Traduit par l’association Aux sources de l’Islam

http://www.islamhouse.com/p/1519

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