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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 20:14
Les conséquences du bon comportement

Les conséquences du bon comportement

Cheikh Abdal-Malik Ramadani

 

Le bon comportement consiste à faire preuve de générosité et ne pas causer de tort à autrui. Ceux qui ont un tel comportement sont complimentés par les gens, qu'ils soient musulmans ou mécréants. En effet, le bon comportement envers les créatures consiste à être bienfaisant envers elles. At-Tirmidhî (hadith n°2005) relate, selon une chaîne de rapporteurs authentique, que 'Abdullâh ibn Al-Mubârak (rahimahoullah) a décrit le bon comportement en ces termes : « C'est avoir un visage avenant, être bienfaisant et s'abstenir de causer du tort. ».

 

Les gens sont naturellement enclins à aimer ceux qui sont bienfaisants envers eux, au point de leur vouer obéissance par ce simple fait. C'est là, une attitude qu'Allah (soubhana Allahu wa ta'ala) a ancrée dans la nature originelle de l'homme. Un poète a dit :

 

Sois bienfaisant envers les gens, tu asserviras leurs coeurs

Car depuis toujours la bienfaisance asservit les hommes

 

La profonde influence exercée par le bon comportement sur l'affection qui se crée entre les individus est une réalité reconnue tant par les musulmans que par les non musulmans. En effet, la rudesse engendre l'antipathie. Allah (soubhan Allahu wa ta'ala) dit :

 

« C'est par miséricorde d'Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Et si tu avais été rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d'Allah). »1

 

Il est aussi unaniment reconnu que le bon comportement a un effet notoire sur l'union et la fortification des rangs. Ainsi, An-Nu'mân ibn Bashîr (qu'Allah l'agrée) a dit : le Prophète (sallallah'alayhi wa salam) a dit : « Les musulmans sont, dans la bonté, l'affection et la sympathie qui existent entre eux comme un seul corps qui, lorsqu'un de ses membres souffre, voit tout le reste de ses membres paratager avec lui l'insomnie et la fièvre. »2

 

Un des exemples les plus parlants à ce sujet est ce qu'a rapporté Muslim d'après Mu'âwiah ibn Al-Hakam As-Sulamî qui dit : «  Alors que je priai avec le Prophète (sallallah'alayhi wa salam) un homme parmi nous éternua. Je lui dis : « Qu'Allah te fasse miséricorde. » C'est alors que les gens me fusillèrent du regard. Je m'écriai : « Ah ! Que ma mère me perde ! Qu'avez-vous à me dévisager de la sorte ? » Ils se mirent ensuite à se frapper les cuisses (pour me faire taire). Lorsque je vis qu'ils voulaient me réduire au silence, je me tus. Quand le Prophète (sallallah'alayhi wa salam) acheva sa prière (il s'entretint avec moi). Et certes, je donnerai mon père et ma mère en rançon pour lui, car je n'ai jamais vu, avant lui ni après lui, d'enseignant plus pédagogue. Par Allah ! Il ne manifesta aucun ressentiment à mon égard. Il ne me frappa ni ne m'injuria. Il me dit simplement : « Durant la prière, on ne peut prononcer de paroles qui lui sont étrangères. On doit se contenter de glorifier Allah, de Le louer et de réciter du Coran. »

 

1. Sourate Âl 'Imran v.159

2. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

 

Titre: Invitation au bon comportement

Auteur: cheikh Abdelmalik Ramadani

Pages: 43-45

Retranscription : oum Merjem

site : rappel01.fr

 

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:18
Chapitre 3 Information générale sur l'Islam

Comment les musulmans traitent-ils les personnes âgées? 

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Dans le monde islamique, il est rare de trouver "des maisons de retraite". L'acharnement de s'occuper de ses parents à ce stade difficile de leurs vies est considéré comme étant un honneur, une bénédiction et une occasion de manifester la gratitude. En Islam, il ne suffit pas de prier pour les parents seulement, nous devons plutôt agir avec une compassion illimitée, nous souvenir que quand nous étions des enfants impuissants, ils nous ont préférés à eux-mêmes. Les mères sont honorées en particulier. Quand les parents musulmans atteignent la vieillesse, ils sont traités avec clémence, avec gentillesse et sans égoïsme.
En Islam, servir ses parents est le second devoir après la prière, car il s'agit de leurs droits sur leurs enfants et c'est un acte ignoble envers eux d'exprimer la moindre irritation sans aucune faute de leur part. 
Allah dit: " Et ton Seigneur a décrété: "N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère: si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point: "Fi" et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dis: "Ô mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m'ont élévé tout petit" (17:23,24)
Titre: Guide concis et illustré sur la Compréhension de l'Islam
Auteur: I.A. Ibrahim
Pages: 66 - 67
Edition: Darussalam
Retranscription : Oum chaïma
Site: rappel01.fr
Acheter le livre en ligne: www.daralmuslim.com
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 17:26

 


Le Prophète a dit :

 
« Fais partie du bel Islam d'une personne de

delaisser ce qui ne le regarde pas. »


hadith n° 12 des 40 Nawawi, selon par Abou hourayra .

Rapporté par At-Tirmidhi (2317), Ibn Madjah (3976), An-Nawawi l'a déclaré Hassan (bon), et Cheikh Al-Albani l'a déclaré authentique dans Michkât Al-Massâbîh (3839).

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Petite biographie de Abou Hourayra :



« Son nom est 'Abdourrahmane Ibn Sakhar. Il est venu à Médine la septième année, alors que le Prophète était à Khaybar. Il l'a alors rejoint et s'est converti et il s'est accroché à lui d'un grand attachement par amour pour la science. C'est pour cela que c'est un des compagnons qui a rapporté le plus de hadith. Il a été rapporté par son intermédiaire 5374 hadiths. Il est mort à Médine, l'année 57, à l'âge de 78 ans, à la fin du califat de Mou'awiya et a été enterré dans le cimetière Al-Baqi'. »


 

 

L'importance de ce hadith :



Abou Dawoud a dit :
« Les fondements de la sounnah sont résumés dans 4 hadiths » Et il cita ce hadith parmi eux.


Parmi les commentaires :



Arrow Cheikh Al 'Abbad a dit dans son commentaire des 40 Nawawi à propos de ce hadith :

« Le sens de ce hadith est que le musulman doit délaisser les paroles et les actes ce qui ne sont pas importants pour lui dans les affaires religieuses et mondaines. Et ce qui est sous entendu, c’est qu’il doit faire des efforts dans ce qui le concerne dans cela (affaires religieuses et mondaines). »

Puis il cite les paroles de l’Imâm Ibn Radjab tirées de son explication des 40 Nawawi puis il dit :

« Parmi les profits tirés de ce hadith :
1- La personne délaisse ce qui ne le concerne pas

2- La personne s’occupe de ce qui le concerne parmi les affaires religieuses et mondaines

3- Il y a, dans le délaissement de ce qui ne le regarde pas, une tranquillité intérieure, une préservation du temps et de l’honneur

4- Il y a des degrés chez les gens dans l’Islam (chez certains il est bon et chez d'autres il n'est pas bon car le Prophète a dit « fait partie du bel Islam »). »



Arrow Et Ibn Radjab dans son commentaire a dit (parmi ce qu'il a dit) :

« Et ce qui est voulu, ce n'est pas de délaisser ce qui ne le regarde pas en fonction de ses passions et de ce que son neufss veut, mais en fonction de la législation Islamique. Et c'est pour cela que cela fait partie du bel Islam. Donc, l'Islam de la personne sera bon s'il délaisse les paroles et les actes qui ne le regardent pas dans l'Islam. Et l'Islam implique d'accomplir les actes obligatoires, comme il a précédé dans l'explication du hadith de Djibril . Et certes, fait partie de l'Islam complet et loué le délaissement des interdits, comme il a dit :
« Le musulman est celui dont les musulmans sont à l'abri de sa langue et sa main. »

Et si l'Islam est bon, il implique de délaisser tout ce qui ne nous concerne pas parmi les interdits, les ambiguïtés, les choses détestables et ce qui est futile parmi les choses permises dont la personne n'a pas besoin. »

 

 

Source: http://fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=1229

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:35
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:41

12808497451SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Rahimahou Allah)


Certes Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – a qualifié la lutte contre les mécréants par le Qor’ân, comme faisant partie d’une grande lutte. Cette lutte se fait par la science, le cœur, l’explication, et l’appel à Allâh, non pas par le combat. [1] Il est demandé d’avoir la science dans le commandement du convenable et la condamnation du blâmable, comme dans ce qui peut les différencier. Il faut connaître (avec science) la situation où l’on commande le bien, comme celle où l’on condamne le mal. Et ce qui fait partie de la véritable réforme, c’est le fait d’ordonner et de condamner sur la voie authentique (pieuse). Voici ce qui est le plus juste dans le but à atteindre. Il est sommé aussi d’être doux, comme le Prophète (sallallahu ’‘layhi wa salam) l’a dit : « Quand la douceur est dans une chose, elle ne peut que l’embellir ; et lorsqu’elle est retirée (d’une chose), elle ne peut que l’enlaidir. » [2] Et : « Allâh est doux, et Il aime la douceur en toute chose. » [3] Et : « Assurément Allâh est Doux et Il aime la douceur. Il donne par elle ce qu’Il n’accordera pas pour l’usage de la violence. » [4] Il est obligatoire que la personne soit douce et patiente face à la gêne (les dommages), comme elle se doit de surmonter cette gêne. Car si elle ne patiente pas, et n’est pas douce face à cela, elle causera plus de tort que de bien. Louqmân a dit à son fils :


« Commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » [5] [6]


Il est obligatoire (sur la question) de maitriser trois choses : la science, la douceur et la patience. La science avant le commandement (du bien) et l’interdiction (du mal) ; la douceur qui l’accompagne ; et la patience après cela. Et lorsque ces trois choses sont réunies, il faut savoir les appliquer selon les diverses situations. Cela, comme il a été rapporté dans les traditions de certains pieux prédécesseurs, que al-Qâdhî Abû Ya’la cite dans « al-Mou’tamid » : « L’ordre du convenable et l’interdiction du blâmable doivent se faire avec une science jurisprudentielle sur le sujet. Il faut être compétent dans ce qui est interdit, doux dans les commandements et interdictions lors de son application, doux dans ce qui est interdit, bienfaisant dans ses commandements, bienfaisant dans ce qui est interdit. » [7] La science passe avant le fait d’ordonner une chose. La douceur se fait avec les commandements, et la bienfaisance après cela. Et celui qui n’est pas savant sur le sujet rentre dans ce sur quoi il n’a aucune connaissance. S’il est savant sur le sujet sans être doux, il est à exemple du médecin dépourvu de douceur, qui se conduit avec rudesse envers le malade qu’il n’acceptera pas de lui, ou encore l’éducateur rude dont l’enfant n’acceptera rien. [8]


[1] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah, 8/87

[2] Rapporté Muslim

[3] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[4] Rapporté par Muslim

[5] Coran, 34/17

[6] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.464-465

[7] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.466

[8] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah, 5/254

 

http://www.sahab.fr/?p=1639

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 14:21
Passer la main sur la tête des Enfants (en signe d'affection) et invoquer Allah en leur faveur :



De nombreux hadith ont été rapportés à ce sujet, en voici quelques uns :

Boukhari rapporte dans son Sahih au Chapitre : " De la demande des bénédictions en faveur des enfants et du fait de passer la main sur leur tête"

-Al Ja'd Ibn Abdurahmane a dit : " J'ai entendu As-saîb ibn Yazid dire : " Une fois ma tante maternelle m'emmena chez le mesager d'Allah et dit : " O Messager d'Allah le fils de ma soeur à mal ". Sur ce, le prophète passa sa main sur ma tête et invoqua Allah de m'accorder la bénédiction. Il fit ensuite des ablutions mineures et moi de boire l'eau qui resta dans son vase, après quoi, je me mis debout derrière lui et je pus voir le sceau de la prophétie entre ses deux épaules, il ressemblait à un bouton d'ornement".

-Muslim rapporte dans son recueil de Hadith que la mère de Muhammad Ibn Hatib ammena son fils Muhammad au messager d'Allah et lui dit alors : " Voici mon fils Mouhammad, il est le premier à porter ton prénom ". Le messager d'Allah passa alors la main sur la tête de l'enfant et implora Allah en sa faveur.

-Dans son Ouvrage Adab Al-Moufrad l'Imam Boukhari mentionne d'après Youssouf Ibn Abdillah Ibn Salam que le messager d'Allah lui donna comme prénom Youssouf puis le fit assoir sur ses genoux, invoqua Allah en sa faveur tout en passant sa main sur sa tête.

-Amrou Ibn Harith rapporte que sa mère l'amena au messager d'Allah qui passa sa main sur sa tête et invoqua Allah en sa faveur. Rapporté par Boukhari dans Adab Al-Moufrad.

Et les Récits Allant dans ce sens sont nombreux.

Dans son Commentaire de Adab Al-Moufrad le Sheikh Muhammad Loqman mentionne que ces Hadith démontrent la recommandation à être misericordieux avec les plus jeune. Ils contiennent également la permission de passer la main sur la tête de l'enfant et d'invoquer les bénédictions d'Allah en sa faveur (en disant par ex : Barakallahou fika).


Arrow Certains récits démontrent que les compagnons mirent en pratique cette Sunnah du prophète :

-Salmat ibn Wardan rapporte Je vis un jour Anas Ibn Malik entrain de serrer la main à des gens. (je m'approcha) il me serra la main et me demanda ensuite qui j'étais. Après m'être presenté, Anas passa sa main sur ma tête à trois reprises et invoqua Allah en ma faveur (en disant : Barakallahou Fika)

Comme l'explique le Sheikh Abdurazaq Al Abbad (Dans son commentaire d'Adab Al Moufrad) ce récit contient un ensemble de règles de bonne conduite à adopter avec un enfant (lui passer le Salam, lui serrer la main, lui demander son prénom, passer la main sur sa tête et invoquer Allah en sa faveur). Tout ceci permet de rentrer la joie dans le coeur de l'enfant et cela fait partie de la misericorde à l'égard à son égard.

 

posté par Abou-Houdeyfa dans : http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=3200&postdays=0&postorder=asc&highlight=compagnons&start=30

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 02:48

bismillahbrun

 

Al Hassan Al Basriy à dit :

"Il y a douze comportement à avoir au moment de manger

  • Quatre sont obligatoires,
  • quatre sont des actes de la tradition prophétique
  • et quatre sont des actes de civilité.


 Quant aux quatre obligatoires, ce sont

Dire Bismillah,
La pureté des aliments,
La satisfaction de ce qui est posé
Et le remerciement pour les bienfaits.

 Quant aux actes de la tradition, ce sont

S'assoir sur le pied droit,
Manger ce qu'il y a devant soi,
Manger avec les trois doigts de la main droite
Et lécher les doigts.

 Quant aux actes de civilité, ce sont

Se laver les mains avant et après avoir mangé,
Faire de petites bouchées,
Bien mâcher
Et détourner son regard de ceux qui mangent. "


Tiré de "Al-Hassan Al-Basri" de Ibn Al-Jawzi, édition Sabil, p.5
copié de darwa.com

 

http://alhouda.forumactif.com

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 11:24

coeur-copie-1.jpgQuiconque veut choisir un bien-aimé constate que l’être aimé est de deux sortes :

 

 une femme chez laquelle on recherche la beauté physique

et un ami chez lequel on recherche la beauté morale.

 

Si l’apparence d’une femme te plaît, examine un court moment ses qualités morales, avant que le cœur ne s’y attache fermement.

 

Si tu trouves qu’elle est comme tu le souhaites — et le fondement de tout cela est la religion ainsi qu’il a été dit : « Mets la main sur celle qui a la religion » — penche vers elle, fais-lui des enfants, mais sois modéré dans ton penchant, car c’est une erreur que de montrer son amour à son bien-aimé.

 

Si tu le fais, elle se montrera excessive envers toi et te causera des torts en t’incriminant, en s’écartant de toi, en t’humiliant et en te demandant de nombreuses dépenses, même si elle t’aime, car c’est ce que produit l’amour de l’humiliation et de la domination de l’autre.

 

Autre point étonnant qui est que tu peux te conduire en fonction de la situation présente et juger par l’amour parfait, mais cela ne durera pas, et tu deviendras et resteras dominé, et il te sera difficile de t’en défaire !

 

Elle peut prendre le dessus sur toi par sa connaissance d’un de tes secrets, ou en prenant une grande part de tes biens.

 

Parmi les meilleures choses qu’on m’ait rapportées à ce sujet est qu’une servante vouait à un calife un amour profond, mais jamais elle ne le lui avait montré.

 

On l’interrogea à ce sujet et elle dit : « Si je lui avais révélé ce qu’il y a en moi, il m’aurait maltraitée et j’en serais morte ! » Le poète a dit :

 

Ne dévoile pas ton amour à l’être aimé

 Sinon il t’en ferait voir de toutes sortes 

 Un jour, j’ai dévoilé mon amour à l’être aimé

 Et j’ai eu ma part de souffrances quand il m’a abandonné 

 

De la même manière, il convient de dissimuler une part d’amour pour l’enfant, sinon il te dominerait, gaspillerait tes biens, exagèrerait, et refuserait d’apprendre et de s’éduquer.

 

De même, si tu choisis un ami et que tu lui confies des choses, ne lui dis pas tout ce que tu as en toi, mais prends soin de lui comme tu le ferais pour un arbre qui, si ses racines sont bonnes, donne de beaux fruits lorsqu’on en prend soin.

 

Mais méfie-toi tout de même de lui, car les choses peuvent changer, et on a dit :

 

Méfie-toi de ton ennemi une fois

 Et méfie-toi de ton ami mille fois

 Un ami peut se retourner contre toi

 Et savoir alors parfaitement te nuire

 

Et si tu détestes quelqu’un parce qu’il te nuit, ne l’affiche pas car tu l’amènerait à se méfier de toi et à t’affronter, et ainsi il te combattra plus encore et rusera contre toi.

 

Si tu le peux, tu dois lui montrer une bonne attitude, et être bon envers lui autant que possible, jusqu’à ce que son inimitié se brise par pudeur devant le fait de te vouer de la haine. Mais si tu n’en es pas capable, éloigne-toi de lui de manière convenable qui ne montre aucun préjudice.

 

Si tu entends de lui des propos indécents, réponds-y par de belles paroles, ce qui sera plus à même de le faire cesser.

 

Il en est de même pour tout ce qu’on craint de dévoiler, tu ne dois pas en parler, car tu peux prononcer des mots inconvenants à l’égard du gouverneur, qui peuvent lui être rapportés et être la cause de ta perte.

 

Ou tu peux avoir des mots à l’encontre d’un ami, et que cela soit la cause de son inimitié.

 

Tu peux également devenir l’otage de celui qui les a entendus, et craindre qu’il ne les dévoile.

 

La prudence consiste à dissimuler l’amour et la haine.

 

Il convient également de dissimuler ton âge, car si tu es âgé on dira que tu es sénile, et si tu es jeune on te méprisera.

 

Il en est de même pour la valeur de tes biens, car s’ils sont importants on dira que tu es avare dans tes dépenses, et s’ils sont minimes on cherchera à se débarrasser de toi.

 

Aussi, en ce qui concerne la doctrine, car si tu la dévoiles, tu n’es pas à l’abri qu’un opposant ne l’entende et décrète que tu es mécréant.

 

Muhammad Ibn cAbd Al-Bâqî Al-Bazzâr a dit :

 

Retiens ta langue, qu’elle soit muette sur trois choses

 Ton âge, tes biens autant que possible, et ton opinion

 Car pour ces trois choses tu seras éprouvé par trois personnes

 Le faussaire, l’idiot et le menteur

 

Source : Les Pensées Précieuses

Traduit et publié par les salafis de l’Est 

Imam Jamal Ad-Din Abu al-Faraj Ibnoul Jawzih

 

tiré du blog: http://3ilm.char3i.over-blog.com/

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 16:08

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SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)

vendredi 15 octobre 2010, par Ismaïl


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

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Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a ordonné de faciliter les choses et a exhorté à cela ; et lorsqu’on lui donnait de choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile des deux, tant qu’il n’en résultait pas un quelconque péché. [1]


Il y a dans ce hadîth, nous dit SHeikh, l’interdiction de l’extrémisme qui consiste à mettre les gens dans la gêne. Ceux qui adoptent l’extrémisme et prétendent que la vérité se trouve dans la rudesse et dans la dureté se trompent. Ce n’est qu’une sorte d’exagération dans les jugements qu’il faut abandonner. La vérité consiste plutôt à être stricte là où cela le nécessite sur la base d’un texte révélé, ou bien là où on nous demande de choisir entre deux choses, dont le texte n’a pas précisé de choisir l’une d’elle ; à ce moment-là, nous choisissons la plus facile à condition qu’il n’en découle pas un quelconque péché. Ceci est très important concernant les études, les articles, les conférences et les orientations (religieuses) que nous donnons aux jeunes. Nous devons nous efforcer de nous éloigner de l’extrémisme néfaste, de la pratique de la rudesse, et de l’adoption de la dureté qui suscite la gêne dans les âmes, même pour coexister avec les gens. Il est obligatoire pour nous d’adopter le juste milieu et la modération dans tout cela, parce que la Législation Islamique est venue prêcher la réfutation de la gêne « car - al-Mounbat - (qui fait référence à celui qui détruit sa monture à cause de la rudesse de la marche) n’avance pas sur le terrain, ni ne conserve sa bête. »  [2] [3]


Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Allâh est doux, et Il aime la douceur en toute chose. Assurément Allâh est Doux et Il aime la douceur. Il donne par elle ce qu’Il n’accordera pas par l’usage de la violence. » Ce qui veut dire : vous devez être doux dans vos paroles, dans vos pensées, dans vos orientations, dans vos propositions. La douceur est nécessaire, et Allâh – Djalla wa ‘Ala – est doux, et Il aime que l’on soit doux en toutes choses. Voulons-nous autre chose que ce qu’Allâh – Djalla wa ‘Ala - aime ? Voulons-nous autre chose que ce qu’Allâh – Djalla wa ‘Ala – agrée ? Si tu n’es pas doux dans ce que tu fais, dans ta pensée, dans ton objectif, dans ta thèse, dans ce que tu dis, dans ce que tu laisses, dans tes actes, dans le jugement des choses, le jugement des comportements, le jugement des personnes, alors, tu auras en cela manqué la chose la plus importante qui soit, qui est le fait qu’Allâh – Djalla wa ‘Ala – t’aime. [4]


Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî

[2] Rapporté par Ibn Moubârak, al-Hâkim, al-Bayhaqî et Ahmad

[3] Al-Wassatiyyat ul-I’tidâl du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.24-25

[4] Al-Wassatiyyat ul-I’tidâl du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.55-56

 

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article621

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 10:52

bismillah
Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr az-Zar’î al-Ma’roûf Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691 - 751 H]

jeudi 12 janvier 2006, par Ismaïl

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Etymologiquement : « as-Sabr » signifie la retenue et l’abstention. [Exemple]
Il a combattu untel avec patience, quand il y a abstention et retenue. Tel que dans la parole d’Allâh - Ta’âla :

« Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. »


[1]
Ce qui veut dire : Retiens ton âme avec eux.
La patience : Consiste à retenir l’âme de l’impatience et du mécontentement, à retenir la langue de la plainte et l’abstention des membres à la confusion.

Ainsi la patience est de trois sortes :

  1) Une patience dans l’obéissance à Allâh
2) Une patience dans le fait de ne pas désobéir à Allâh
3) Une patience dans les épreuves d’Allâh


Les deux premières [patiences] sont :

1) Une patience qui est liée à l’acquisition [de l’adorateur]
2) Une patience qui ne comporte aucune acquisition de sa part

J’ai entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Qadassa Allâh roûhahu) [2] dire :

« La patience de Yûssuf qui a consisté à résister à la maniabilité de la femme de al-‘Azîz, fût plus parfaite que sa patience lorsque ses frères l’on jeté dans le puit, l’ont vendu et l’ont séparé de son père, car dans ce dernier cas, il s’agit de choses qu’il a subies sans possibilité de choix de sa part ni acquisition. Ce sont des choses où l’adorateur n’a d’autre solution que la patience. Quant à son attitude à résister à la désobéissance, c’est une patience allouée avec un consentement et un combat de l’âme. D’autant plus qu’il y a des circonstances fortifiant les raisons d’une possible acceptation de ces invitations [de la femme]. Certes [Yûssuf] était jeûne, l’appel [de cette femme] à son égard étant fort. De plus, il était célibataire sans autre compensation pouvant repousser son désir. Il était étranger, et l’étranger est moins pudique dans un pays étranger que dans son propre pays parmi ses compagnons, ses connaissances et sa famille. Il était esclave, et l’esclave ne possède pas la retenue que détient l’homme libre. Mais encore, la femme était belle et d’une haute lignée. Elle était la maîtresse de sa demeure [et son époux] surveillant toutes choses était absent. De même, c’est elle qu’il l’a invité en le menaçant d’une dure menace. Malgré tout cela, il a refusé de faire quoique ce soit en acceptant la prison et l’humiliation, tout cela par préférence d’une patience allouée et pour une récompense auprès d’Allâh. Et cela est bien différent de la patience endurée dans le puit alors qu’il n’avait pas le choix. »


Et il [Ibn Taymiyyah] a aussi dit :

« La patience dans l’acquittement des actes d’obéissance est plus parfaite et meilleure que la patience dans le fait d’éviter les interdictions. Certes, l’utilité qu’il a dans les actes d’obéissance est plus aimée par le Législateur que l’utilité dans l’abandon des interdictions. De même que le méfait dans le peu d’obéissance [à Allâh] met en colère et rend détestable cela [à Allâh] que le méfait du péché en lui-même. »

Et [Ibn Taymiyyah] a laissé une œuvre où il traite de vingt aspects sur la question. Mais il n’y a pas lieu de les rappeler.
Le but visé sur cela est la parole sur la « patience », sa réalité, ses degrés et de ses vertus. Et c’est Allâh qui accorde la réussite. [3]


Notes


[1]
Coran, 18/28
[2]
Qu’Allâh sanctifie son âme
[3]
Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’budu wa Iyâka nassta’în » de l’Imâm Ibn al-Qayyîm, 2/426-428


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  • : Al-Awzâ’î a dit : « Patiente sur la Sunna, arrête-toi là où les gens se sont arrêtés, dis ce qu’ils ont dit, abstiens-toi de ce dont ils se sont abstenus, et suis la voie de tes pieux prédécesseurs, car ce qui leur a suffit te suffira. » [Al-Lâlakâ’î dans Sharh Usûl Al-Ictiqâd (315)] (( Si vous remarquez des erreurs, veuillez m'en avertir barakallahou fikom ))
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