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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:51

Le sahour

datte_004.jpg

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

D'après Abou Said Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Le sahour (1) est en entier une bénédiction, ne le délaissez pas même si l'un d'entre vous ne prend qu'une gorgée d'eau car certes Allah et ses anges prient (2) sur ceux qui prennent le sahour ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par cheikh Albani dans sahih Targhib n°1070)

(1) Le sahour est le nom du repas que l'on prend à la fin de la nuit.

(2) Les savants expliquent que la prière d'Allah signifie le fait qu'il mentionne son serviteur auprès des anges qui lui sont rapprochés et la prière des anges signifie le fait qu'ils font des invocations pour la personne.


عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : السحور كله بركة فلا تدعوه ولو أن يجرع أحدكم جرعة من ماء فإن الله عز وجل وملائكته يصلون على المتسحرين 

Quelques points sur le sahour :



Il convient de ne pas délaisser le sahour car le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) l'a ordonné au jeûneur, il a interdit de le délaisser et a informé qu'il est la différence entre le jeûne des musulmans et celui des Gens du Livre.

D'après Jabir Ibn Abdillah (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui veut jeûner qu'il mange quelque chose au sahour ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°6005)


عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النبي صلي الله عليه و سلم : من أراد أن يصوم فليتسحر بشيء


D'après Abou Said Al Khoudri (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Manger le sahour est une bénédiction ainsi ne le délaissez pas même si l'un d'entre vous ne prend qu'une gorgée d'eau car certes Allah et ses anges prient sur ceux qui mangent le sahour ».
(Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°3683)


عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه قال النبي صلي الله عليه و سلم : السحور أكله بركة ، فلا تدعوه و لو أن يجرع أحدكم جرعة ماء ، فإن الله و ملائكته يصلون على المتسحرين


D'après Omrou Ibn Al Ass (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « La différence entre notre jeûne et le jeûne des Gens du Livre est le repas du sahour ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°1096)


عن عمرو بن العاص رضي الله عنه قال النبي صلي الله عليه و سلم : فصل ما بين صيامنا وصيام أهل الكتاب ، أكلة السحر


La sounna est de retarder le sahour à l'approche de l'aube :

D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Nous les prophètes il nous a été ordonné de se précipiter à la rupture du jeûne, de retarder notre sahour et de mettre nos mains droites sur nos mains gauches dans la prière ».
(Rapporté par Ibn Hibban et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha vol 4 p 376)


عن بن عباس رضي الله عنهما قال النبي صلي الله عليه و سلم : إنا معشر الأنبياء أمرنا بتعجيل فطرنا وتأخير سحورنا وأن نضع أيماننا على شمائلنا في الصلاة


D'après Omrou Ibn Maymoun (qu'Allah lui fasse miséricorde): « Les compagnons de Muhammad (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) étaient les gens les plus rapides pour rompre le jeûne et ceux qui retardaient le plus le sahour ».
(Rapporté par Abder Razaq et authentifié par Al Hafith Ibn Hajar dans Fath Al Bari 4/199 et par l'imam Nawawi dans Al Majmou 6/362)


عن عمرو بن ميمون رحمه الله قال : كان أصحاب محمد صلي الله عليه و سلم أسرع الناس إفطاراً و أبطأهم سحوراً


Il est méritoire de manger des dattes au sahour :

D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Quel bon sahour pour le croyant sont les dattes ».
(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1059)


عن أبي هريرة رضي الله عنه قال النبي صلي الله عليه و سلم : نعم سحور المؤمن التمر



Il est suffisant de boire une gorgée d'eau pour avoir pris le sahour :

D'après Anas Ibn Malik (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Prenez le sahour, ne serait-ce qu'avec une gorgée d'eau ».
(Rapporté par Abou Daoud et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°1059)


عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال النبي صلي الله عليه و سلم : تسحروا و لو بجرعة من ماء



Les bénéfices du sahour :

L'imam Ibn Moulaqin (mort en 804) a dit dans son ouvrage Al I'lam Bi Fawaid Omdatoul Ahkam vol 5 p 187 :
« La bénédiction présente dans le sahour comprend plusieurs choses:
- La première est qu'il est le suivi de la sounna
- La seconde est qu'il est une différenciation des Gens du Livre
- La troisième est qu'il permet de prendre des forces et d'être en forme pour le jeûne surtout pour les enfants
- La quatrième est qu'il est une cause pour faire du rappel, des invocations et d'obtenir la miséricorde car il est pris dans un moment d'exaucement
- La cinquième est qu'il peut être la cause pour faire une aumône à celui qui mendie à ce moment
- La sixième est qu'il permet de renouveler l'intention du jeûne et ainsi sortir de la divergence des savants qui imposent qu'elle soit renouvelée
- La septième est qu'il est une cause pour avoir un bon comportement car peut-être que si la personne a faim son comportement va se dégrader ».

 

www.hadithdujour.com

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:19
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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 16:56

621010.gifQ : Quelle est la sagesse dans l’obligation de jeûner ?

 

R : Si nous lisons la parole d’Allah (qu’Il soit exalté) :

« O les croyants! On vous a prescrit le jeûne comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété"

(sourate 'la vache' verset 183 )

Nous apprenons que la sagesse dans l’obligation de jeûner est la piété. Et l’adoration d’Allah et le sens de la piété est d’abandonner les interdictions. Et dans l’absolu, la piété englobe l’acquittement des obligations et le délaissement des interdictions. Le prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :

« Celui qui n’abandonne pas le faux témoignage et son application, Allah n’aura pas besoin de son abstention de manger et de boire »

(recueil du Boukhari livre du jeûne numéro 1903).

Cette parole confirme l’obligation pour le jeûneur d’accomplir les commandements et de s’éloigner des interdits que ce soient les paroles et les actes. Ainsi il ne parle pas sur les gens, il ne ment pas, il ne sème pas la discorde entre eux il ne fait pas de vente illicite et il s’éloigne ainsi de tous les interdits.

 

 

  • Fatwa du cheikh Otheimine tirée de son livre « Les piliers de l’islam »

  • Question numéro 392

http://www.fatawaislam.com/index.php/Le-Je%C3%BBne/Les-vertus-du-je%C3%BBne/la-sagesse-du-je.html

 

http://alhouda.forumactif.com

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:07

carte510.jpg

 

بسم الله الرحمن الرحيم

الحمد لله و الصلاة و السلام على من لا نبي بعده :

Son statut :

Le Jeûne de mois de Ramadan est un des piliers de la Soumission « Al Islam » ainsi qu’une de ses prescriptions obligatoires (Fardh)


Allah Le très Haut dit : « Ô vous qui avez cru le Jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux avant vous… »  [1]


D’après Ibn Omar qu’Allah soit satisfait de lui qui dit : « le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : « La Soumission (Al Islam) est bâtie sur cinq piliers : l’attestation qu’il n’y a pas de vraie divinité en dehors d’Allah, et que Mouhammed est le messager d’Allah, accomplir la prière (Salât), s’acquitter de l’aumône légale (Zakat), accomplir le pèlerinage à la maison Sacrée (Hajj) et jeûner le mois de Ramadhan ».


Il y a un consensus (Ijma’) de la communauté sur le fait que le Jeûne du mois de Ramadhan est obligatoire, qu’il est un des piliers de la Soumission (Al Islam) connu sans équivoque comme faisant partie de la religion, de telle sorte que celui qui le rejette est un mécréant qui est sorti de la religion. [2]

 


Pour qui le Jeûne est-il obligatoire ?


Il y a un consensus des savants sur le fait que le Jeûne est obligatoire pour celui qui est soumis (mouslim) qui a sa raison, qui est pubère et qui n’est pas en voyage. Il est interdit de jeûner pour la femme qui est en période de menstruation et dans les quarante jours qui suivent un accouchement.


En ce qui concerne la personne âgée ou le malade chronique :


La personne âgée (homme et femme) qui n’est pas capable de jeûner ou le malade chronique, doit nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné sans pour autant le rattraper.


La femme enceinte et celle qui allaite :


Si elle éprouve de la difficulté ou craint pour elle ou pour son enfant, elle doit alors rompre son jeûne et nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné sans pour autant le rattraper.


Le compagnon Ibn Abbas qu’Allah l’agrée a dit : « Si la femme enceinte craint pour elle, et si celle qui allaite craint pour son enfant pendant le mois de Ramadhan, alors elles doivent rompre le jeûne, et nourrir pour chaque jour un pauvre sans pour autant le rattraper ».

 


Les piliers du Jeûne sont :


1. l’intention


Allah dit Il ne leur a été cependant ordonné que d’adorer Allah en purifiant pour Lui la religion.


Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Les actes ne valent que par les intentions, et chacun se verra rétribuer selon son intention. »


Il est obligatoire que son intention soit formulée avant l’aube conformément au hadith de Hafsah qui dit « le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit : « Quiconque n’a pas mis l’intention de jeûner avant l’aube (fajr) , son jeûne alors ne lui est pas compté. » »



2. S’abstenir de tout ce qui annule le Jeûne à partir du lever du soleil (Salât el fadjr) jusqu’au coucher du soleil (Salât el maghreb).


Il faut savoir que « al imsak » que l’on trouve dans les calendriers ne fait pas partie de la religion et n’est surtout pas à prendre en compte pour commencer le jeûne. Il t’est donc permis de manger jusqu’à l’heure de la prière du Fajr conformément au hadith du prophète صلى الله عليه وسلم : « Si l’un d’entre vous entend « al adhan  » [3] alors qu’il a un récipient (de l’eau par ex.) dans sa main, qu’il le termine s’il en éprouve le besoin ».


Allah le très haut dit :


« Coïtez donc avec elles maintenant et cherchez ce qu’Allah a prescrit en votre faveur (comme progéniture). Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour le fil blanc (la clarté) de l’aube du fil noir (l’obscurité de la nuit). Puis accomplissez le Jeûne jusqu’à la tombée de la nuit ». [4]



Les choses qui annulent le jeûne sont :


  • Manger ou boire volontairement
  • Les injections ou perfusions nutritives
  • Avoir des rapports charnels
  • Ejaculation avec désirs [5]
  • Vomir volontairement
  • Sortie du sang des menstrues ou avant l’accouchement.

Celui qui, par oubli, boit ou mange, son jeûne est valide.

Les actes autorisés pendant le jeûne :


  • Se lever en état d’impureté
  • Se brosser les dents avec le Siwak
  • Se rincer la bouche et aspirer de l’eau par les narines (sans exagérer)
  • Faire prise de sang et injections non nutritives
  • La saignée (el hijama)
  • Goûter de la nourriture tant qu’elle n’atteint pas la gorge
  • Mettre du Khol, et tout ce qui s’administre dans l’oeil
  • Se rafraîchir en se versant de l’eau froide sur le corps (ou se laver)
  • Se parfumer
  • Appliquer des crèmes
  • L’attouchement et le baiser (le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم l’a refusé pour les jeunes).

Ce qui est recommandé de faire pendant le jeûne :
 
  • S’empresser de le rompre
  • Le rompre avec une datte sinon avec des gorgées d’eau
  • Prendre le repas de fin de nuit (Sahûr), le prophète صلى الله عليه وسلم a interdit de l’abandonner, et il est préférable de le retarder
  • Nourrir le jeûneur
  • Multiplier les bonnes actions (aumône, lecture et étude du Coran, bon comportement, etc…).

L’invocation à dire au moment de rompre le jeûne est :

ذَهَبَ الظَّمَأُ وَ ابْتَلَتِ العُرُوقُ وَ ثَبَتَ الأَجْرُ إِنْ شَاءَ الله

« Dhahaba zzama’u wa btalati l’urûq wa thabata l’ajru in shâ’ Allah »

« la soif est étanchée, les veines sont alimentées et la rétribution est assurée si Allah le veut »


Il faut éviter le mensonge ainsi que le faux-témoignage de même que les propos futiles et obscènes. Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit « Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »


Il est interdit de jeûner le jour du doute
Allah est plus Savant

En espérant qu’Allah accepte notre jeûne et nous pardonne nos péchés apparents et cachés. Amine

Post-Scriptum :

Diffusé par La Maktaba Salafyia et l’association « La Source »

Ouvrages : El wajiz fi fiqh sounnah wa el kitab el aziz de AbdelAzhim ibn badawi

Fatawa arkane el islam de cheikh ibn Outhèymine

Sifat sawm en-naby de cheikh Ali Hassen Elhalabi et Salim Elhilali

Notes :

[1] Sourate Al baqara (La vache), verset 183.

[2] Fiqh Sounnah T 1 p 366

[3] L’appel à la prière

[4] Sourate Al baqara (La vache), verset 187.

[5] Si il y éjaculation pendant le sommeil, la personne doit refaire les grandes ablutions et son jeûne est valide.

 

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=154

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 21:00

imam Muhammad Nasir-Din Al-Albani

Question : « Le shaikh pourrait-il nous dire quelques mots des avantages du mois béni de Ramadan, à cette occasion "


Shaikh Al-Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Allah, le Glorifié et le Très-Haut, dit dans le Noble Quran:


« ô vous qui croyez! On vous a prescrit as-Syam comme on l’a presctit à ceux d’avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété.. » [Sourate Al-Baqara : 183]


Ainsi dans ce verset, comme il n’est pas inconnu à ceux qui sont présents, Allah, le Puissant et Majestueux, informe la Umma de Muhammad (salallahu 'alayhi wa sallam), par ce verset, qu'Il a fait du jeûne une obligation pour eux, de même qu'Il l’avait rendu obligatoire aux communauté avant nous. C'est une question qui est bien connue de tous les musulmans qui lisent ce verset et comprennent clairement sa signification. Mais ce dont je veux parler est autre chose, une question que très peu de gens remarquent- et c'est la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin de ce verset:


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. » 


Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, lorsqu’Il commande Ses serviteurs croyants, ou les obligent à une législation, d'habitude, mentionne seulement l’ordre, sans expliquer la sagesse derrière cela. Ceci parce que la sagesse générale derrière le fait qu’Allah, le Puissant et Majestueux, impose des devoirs à Ses serviteurs est qu'Il doit les évaluer par cela, pour que devienne apparent, ceux qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent, le Glorifié et le Très-Haut.


Cependant dans ce verset, Il a mentionné quelque chose qui n'est pas trouvé fréquemment dans le Noble Quran, Il a mentionné la raison de l'ordre du jeûne, par Sa parole :


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »


Donc la sagesse derrière la participation au jeûne n'est pas juste qu'ils doivent s’abstenir de bonnes choses agréables et permises, bien que ce soit une obligation sur la personne prenante part au jeûne - mais ce n'est pas la seule chose qui est exigée et visée par le jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu Son commandement du jeûne en disant :


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »


C’est à dire : la sagesse derrière la prescription du jeûne est que le musulman doit augmenter dans l'obéissance à Allah, le Glorifié et le Très-Haut, le mois de jeûne et devenir plus obéissant qu'il ne l'était avant cela.


Aussi le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a clairement exposé et clarifié ce point de sagesse divine, par sa parole, comme il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1903), qu'il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. » C’est à dire : Allah, le Puissant et Majestueux, n'a pas destiné et voulu, par l'obligation du jeûne- qui est de se retenir pendant un temps donné, bien connu tous - qu'ils s’abstiennent seulement de manger et de boire. Plutôt ils doivent aussi s’abstenir de ce qu'Allah, le Puissant et Majestueux, leur a interdits en ce qui concerne les péchés et les actes de désobéissance; et parmi cela, le mensonge et sa pratique.


Donc le Messager (prières et bénédictions d’Allah sur lui)souligne le verset:


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »


C'est-à-dire que vous devez, comme acte d'adoration pour vous rapprocher d’Allah, le Puissant et Majestueux, en plus de l’abstention de la nourriture et de la boisson, également vous abstenir des actes interdits comme la médisance, rapporter des histoires pour causer du mal aux gens, le faux témoignage, le mensonge, et d’autres parmi ces manières interdites dont nous sommes tous conscients.


Donc, il est obligatoire que tous les musulmans soient conscients que les actions qui rompent le jeûne, ne sont pas seulement les actes physiques, qui sont de notoriété publique, comme manger, boire et avoir des relations sexuelles. Le jeûne ne consiste pas seulement à ce que vous vous absteniez de cela. Donc certains savants distinguent et divisent ces choses qui rompent le jeûne en deux catégories et c'est ce que je vise par mon allocution, en ce temps béni, si Allah le veut.


Il est particulièrement important que ceux qui font des sermons avertissent les gens pendant Ramadan, quand ils parlent de ces choses qui rompent le jeûne, alors ils parlent seulement des choses matérielles, que nous venons de mentionner – la nourriture, la boisson et les relations sexuelles. Mais ce qu'ils devraient faire, en tant que conseillers sincères et personnes qui délivrent le rappel aux musulmans, c’est de se concentrer sur la deuxième catégorie de choses qui rompent le jeûne. Ceci, parce que les gens se sont habitués à penser que le jeûne consiste juste à s'abstenir de la première catégorie, s’abstenir des choses matérielles. Mais il y a une autre catégorie de choses, qui rompent le jeûne, que nous pouvons appeler les choses immatérielles qui rompent le jeûne.


Donc vous venez d'entendre sa parole (prières et bénédictions d’Allah sur lui) : « Quiconque n'abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n'a pas besoin qu'il délaisse sa nourriture et sa boisson. »


Donc toute personne qui jeûne doit s'examiner et voir : s’abstient-il seulement des choses matérielles, ou s’abstient-il aussi de ces choses immatérielles ?C’est à dire : a-t-il de bonnes manières et un bon comportement quand vient le mois béni de Ramadan? Si c'est le cas, il a accompli la parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin du verset:


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »


Mais quant à celui qui se limite dans son jeûne au seul refus de nourriture et de boisson, mais qui continue et persiste dans les mauvaises manières sur lesquelles il était précédemment, avant Ramadan, alors ce n'est pas le jeûne désiré et exigé par la sagesse derrière la législation de ce noble mois, que notre Seigneur, le Puissant et Majestueux indique dans Sa parole :


« ...ainsi atteindriez-vous la piété. »


C’est pourquoi nous conseillons et rappelons à nos frères musulmans qu'ils doivent se rappeler cette autre catégorie de choses, celles qui sont immatérielles, qui rompent le jeûne. Et c’est quelque chose dont les prêcheurs, et ceux qui cherchent à diriger les gens vers la voie correcte, parlent rarement, sans parler des gens de la masse, qui ne sont pas conscients de cette catégorie de choses qui rompent le jeûne, c'est-à-dire les choses immatérielles.


C'est ce que j'ai voulu rappeler à nos frères qui sont présents dans cette assise bénie, insha Allah, pour que cela puisse être une cause de leur augmentation dans les actes d'adoration, en cherchant à se rapprocher d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, en ce mois béni, le mois du jeûne, qui est tel que nous espérons qu'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, nous guidera et nous accordera le succès d'accomplir le droit dû à ce mois béni. (Et ce droit) est que nous nous abstenions des choses matérielles et immatérielles qui rompent le jeûne.


En outre, j'espère que vous prêterez attention à quelques questions, qui ont été négligées par une majorité des musulmans de la masse, sans parler de ceux qui ont cette connaissance.


Il y a un hadith qui est très souvent négligé en raison d'un autre hadith, parce que la majorité des gens est incapable de concilier leur pratique et application. Ce hadith est sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de se rompre le jeûne et retarderont le repas de l'aube. »


Donc, ici deux choses ont été mentionnées et sont négligées par la plupart des gens et elles sont : l’empressement de la rupture du jeûne et le retardement du repas de l'aube (Sahur).


Quant à la négligence de la première question, qui est de se presser pour rompre le jeûne, d’après certaines personnes il contredit autre hadith, qui est sa parole (prières et bénédictions d’Allah sur lui) : « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de prier la prière du Maghrib. »


Ainsi, ici nous avons deux commandements, nous presser dans les deux cas. Donc il apparaît à certaines personnes que nous ne pouvons pas nous empresser d'exécuter les deux ensemble.


Mais concilier le commandement de se presser pour rompre le jeûne et le commandement de se presser pour prier la prière du Maghrib, est une chose très facile. Et c’est quelque chose que notre prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a fait comprendre par son action et sa pratique. Il (salallahu 'alayhi wa sallam) avait l’habitude de rompre le jeûne avec trois dattes. Il mangeait trois dattes. Puis il priait la prière du Maghrib, puis il mangeait de nouveau s'il trouvait qu'il avait besoin de manger le repas du soir.


Mais aujourd'hui nous tombons dans deux infractions :



Premièrement nous retardons l'Adhan de son temps légiféré. Alors, après ce retard vient un autre retard, qui est que nous nous asseyons pour un repas - à part quelques personnes qui sont ardents et prient la prière du Maghrib à la mosquée. Mais la majorité des gens attendent d'entendre l'Adhan, et ensuite s'assoient pour manger comme s'ils dînaient, ou prenaient leur repas du soir, et pas seulement rompre leur jeûne.



Ainsi l'Adhan de nos jours - dans la plupart des pays d'Islam, est malheureusement je dois le dire, et pas seulement en Jordanie, et je l'ai su après une enquête, dans la plupart des pays d'Islam - l'Adan du Maghrib est fait après le temps qui est le sien. Et la raison est que nous avons abandonné l’attachement et l’application des lois islamiques, et au lieu de cela nous en sommes venus à dépendre des calculs astronomiques. Nous dépendons du calendrier.



Mais ces calendriers sont basés sur les calculs astronomiques qui considèrent la terre comme étant une simple étendue plate. Donc ils donnent un temps pour cette étendue plate, tandis qu’en réalité la terre, en particulier la nôtre, varie, elle varie entre les dépression des vallées et l’élévation des montagnes. Donc, il n'est pas correct qu'un temps simple soit donné, couvrant le rivage, les plaines et les montagnes. Non, chaque partie de la terre a son propre temps. Donc quiconque est capable dans son domicile, sa ville ou village, de voir le coucher du soleil de ses propre yeux, quelle que soit l’heure indiquée, alors ( ce qu’il faut) c’est l’empressement que l'on nous a commandés dans sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam), que nous avons mentionnée : « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. » Donc le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) s’attachait à appliquer cette Sunna en l'apprenant et en la mettant en pratique.


Quant à son enseignement, il (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit, dans le hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°1954) : « Si la nuit tombe de ce côté, et il a indiqué vers l'est, et le jour disparaît d'ici, et il a indiqué vers l'ouest, et que le soleil se couche, alors le jeûneur rompt son jeûne. »


Que veut dire « le jeûneur rompt son jeûne » ? Cela signifie qu'il est entré sous l’ordre, qu'il doit rompre son jeûne. Vient alors l’ordre précédent où le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a encouragé l’empressement de la rupture du jeûne et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) s’employait à appliquer cela, même quand il était en voyage.


Donc il est rapporté dans le Sahih d'Al-Bukhari (n°1955) que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un de ses compagnons de préparer l'Iftar. Il a alors répondu : « ô messager d'Allah, c'est toujours jour devant nous. » C’est à dire : la lumière du soleil, bien qu’il soit couché, sa lumière était toujours claire à l'ouest. Le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) n'a pas répondu à ce qu'il a dit, plutôt il lui a souligné, de nouveau, l’ordre de préparer l'Iftar. Puis le narrateur du hadith a dit : « On pouvait voir la lumière du jour devant nous » C’est à dire : la lumière du jour, la lumière du soleil, Quand nous avons rompu notre jeûne. Il dit : « si l’un d'entre nous était monté sur son chameau il aurait vu le soleil. » Vu d'ici, le soleil était couché et le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné à un des compagnons de préparer l'Iftar - Pourquoi ? Pour s’empresser vers le bien. « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu'ils s'empresseront de rompre le jeûne. »


Ainsi l’important est que nous remarquons que l'Iftar, qui est légiféré pour être fait rapidement, doit être fait avec quelques dattes. Puis nous devons nous empresser d'exécuter la prière. Seulement après cela, les gens peuvent s’asseoir et manger comme ils ont besoin.


C'est la première question, que j'ai voulu vous rappeler, qui est comment concilier les deux choses que le prophète (prières et bénédictions d’Allah sur lui) nous a commandé de nous empresser d'exécuter. Le premier étant l’ordre de se presser pour rompre le jeûne et le second étant l’ordre de se presser pour exécuter la prière du Maghrib. Donc l'Iftar doit être fait avec quelques dattes, comme rapporté dans la Sunna et si les dattes ne sont pas disponibles, alors avec quelques gorgées d'eau. Puis on doit prier la prière en commun dans la mosquée.


L'autre question que je veux vous rappeler est ce qui apparaît dans hadith précédent : « Et retarderont le repas de l'aube ». C’est à dire : ce qui est exigé ici, est l’opposé du cas de l'Iftar. Donc il (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a commandé de nous empresser de faire l'Iftar. Quant au Sahur, il doit être retardé. Mais ce qui arrive aujourd'hui est totalement contraire à cela, puisque beaucoup de personnes mangent leur Sahur peut-être une heure avant l'apparition du Fajr. Cela ne convient pas. C'est contraire à la Sunna indiquée par la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) et par sa pratique. Ainsi, les compagnons du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) s’employaient à laisser le Sahur si tard, que l'un d'entre eux entendait presque l'Adhan et il mangeait toujours parce qu'il avait retardé le Sahur.



En effet il y a hadith authentique rapporté du prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) qui montre la facilité permise par l’islam, et qui doit être compté comme un des principes de l’islam, dont les musulmans sont fiers, particulièrement en ce qui concerne la question du jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu le verset concernant le jeûne avec Sa parole:


« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous. » [sourate Al-Baqara :185]


Ainsi facilité est dans sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) : « Si l’un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »


« Si un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main », le récipient contenant la nourriture, que ce soit du lait, de la boisson, de l’eau, tout ce qu'une personne peut prendre comme Sahur et il entend l'Adhan, alors il ne doit pas dire : « Maintenant la nourriture est interdite car on entend l'Adhan », pour la personne qui en a eu assez, il ne lui est pas permis d’en avoir encore, que ce soit une boisson, ou un fruit, quand il s’est repu de ce qu’il mangeait. 


Mais quant à celui qui entend l'Adhan et qui n'a pas encore pris ce de dont il a besoin comme nourriture et boisson, alors le messager (salallahu 'alayhi wa sallam) l’a rendu licite pour lui. Donc il a clairement dit, en langue arabe claire et éloquente « Si l’un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »


Et ce qui est signifié ici par l'appel est le deuxième appel, le second Adhan. Ce n'est pas le premier Adhan, qu'ils appellent à tort l'Adhan de l’abstention (Imsak). Nous devons savoir qu'il n'y a aucune base pour appeler le premier Adhan l'Adhan de l’abstention (imsak).


Le second Adhan est le moment où nous devons nous abstenir et ceci est clairement exposé dans le Quran, lorsqu’Allah, le Puissant et Majestueux, dit :


« mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l’aube, du fil noir de la nuit. » [sourate Al-Baqara :187]


Donc le repas devient interdit au début du temps de la prière du Fajr. Il n'y a aucune séparation entre ces deux choses. Il y a aucune abstention de nourriture et de boisson un quart d'heure, ou moins que cela, ou plus que cela, avant le début du temps de la prière du Fajr. Pas du tout.


Parce que la prière est due quand la vraie aube apparaît, et la nourriture devient interdite pour la personne qui jeûne quand la vraie aube apparaît. Ainsi il n'y a aucune séparation entre ces deux questions.


C’est pourquoi il apparaît dans le hadith authentifié par Al-Bukhari et Muslim, le hadith de ‘Abdullah Ibn ‘Umar Ibn Al-Khattab (radiallahu ‘anhuma), que le prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Que ne vous trompe point l'Adhan de Bilal... » c’est à dire, le premier Adhan, « ... parce qu'il fait l'Adhan pour éveiller la personne qui dort et pour que la personne qui veut manger le repas de l'aube puisse le faire. Mangez donc et buvez jusqu’à ce qu'Ibn Oumm Maktoum fasse l'Adhan. »


Ibn Oumm Maktoum, dont le prénom était 'Amr, était un aveugle et il était celui pour qui la Parole d'Allah, le Glorifié et le Très-Haut, est descendu :



« Il s’est renfrogné et il s'est détourné, parce que l’aveugle est venu à lui » [sourate Abasa :80]


Donc il avait l'habitude de faire le second Adhan, l'Adhan qui signifie que le repas devient interdit et qu’il est maintenant temps pour la prière du Fajr.


Comment faisait-il l'Adhan alors qu’il était aveugle ? C'est une question, qui arrive naturellement à l’esprit de certaines personnes. 'Amr Ibn Oumm Maktoum avait l'habitude de monter sur le toit de la mosquée, mais il ne pouvait pas voir l'aube, donc il attendait jusqu’à ce que quelqu'un passant par là ne voit l'aube. Ainsi quand quelqu'un voyait que l'aube apparaissait et s’étendait à travers l'horizon, il lui disait : « C'est le matin. C'est le matin. » Alors il faisait l'Adhan.


Donc vous remarquerez ici que l'Adhan de 'Amr ibn Oumm Maktoum était après que le Fajr n’apparaisse et soit vu par les gens alors qu'ils marchaient dans les rues. Ainsi quand on lui disait « C'est le matin. C'est le matin » il faisait l'Adhan.


Donc, il y a une certaine latitude dans la question, puisque le muadhdhin retarde l'Adhan jusqu’à ce qu’il entende les gens dire « C'est le matin, c'est le matin. » Et le messager Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Si l’un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »



Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, a vraiment parlé quand Il a dit à la fin des versets liés au jeûne:


« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté.


« ... afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. »


C’est pourquoi le Fiqh qui doit être critiqué et qui court contrairement à la Sunna, est qu'une personne dise : « si quelqu'un entend l'Adhan et a de la nourriture dans sa bouche, alors il doit la cracher. » Ceci est au-delà de la sévérité et dépasse (ghuluww) les limites de la religion et le Seigneur de toute la création nous a avertis et nous a rappelé, dans Son Livre et dans la Sunna de Son prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) que nous ne devons pas dépasser les limites fixées dans notre religion. Donc Il a dit, dans le Noble Quran:


« ô Gens du Livre ! N’exagérez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Allah que la vérité. »


Et notre messager (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a dit : « Prenez garde (du ghuluww) à l'excès des limites dans la Religion. Parce que ceux qui sont venus avant vous ont été détruits par leur excès dans les limites de leur religion. »


Ainsi le messager d’Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) nous a précisé qu'il y a une latitude et une marge de facilité dans le fait qu’une personne prenne le sahur, dans la mesure de ce qu'il a dit : « Si l’un d'entre vous entend l'appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »



Donc c'est une opposition à Allah et au messager, qu'une personne dise que celui qui entend l'Adhan alors qu'il a de la nourriture dans sa bouche doit la cracher par terre. Ce n'est pas la Sunna. Plutôt c'est contraire à la Sunna et c’est contraire à l’ordre clair du messager (salallahu 'alayhi wa sallam).


Et j’ai été questionné plusieurs fois, donc je ne laisserai pas le besoin d'une telle question, mais plutôt je vous précéderai dans (la réponse) en cela, en déclarant que ce hadith se trouve dans certains des livres les plus célèbres de la Sunna. Comme les Sunan d'Abû Dawud et c'est le troisième livre des six livres bien connus. Le premier étant Sahih Al-Bukhari, le second étant Sahih Muslim et le troisième étant les Sunan d'Abû Dawud.


Ce hadith se trouve dedans, et il est aussi rapporté par Abû 'Abdillah Al-Hakim dans son Mustadrak, et il est aussi rapporté par l'imam de la Sunna, l’imam Ahmad Ibn Hanbal, rahimahullah, dans son livre excellent connu comme le Musnad de l'imam Ahmad.


Donc le hadith n'est pas un hadith étrange, plutôt c'est hadith bien connu et il a été rapporté par les imams de la Sunna dans les premiers temps et avec une chaîne de narration authentique.


Ainsi je dis, pour conclure cette allocution, car peut-être certains d'entre vous ont des questions, auxquelles nous répondrons, insha Allah, donc je le conclurai avec sa parole (salallahu 'alayhi wa sallam) « Allah aime qu’on prenne Ses faveurs, de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et dans une narration, « de même qu'Il déteste qu’on Lui désobéisse. »


Ainsi il y a deux narrations, « Allah aime qu’on prenne Ses faveurs de même qu'Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et la deuxième narration est, « comme Il déteste qu’on Lui désobéisse. »


Donc le musulman ne doit pas pratiquer la fausse piété et s'abstenir (en conséquence) d'obéir au prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) sur ce qu’il nous a encouragés et ce qu’il a clarifié pour nous.


Et ce qui a été dit est suffisant et la louange est à Allah, le Seigneur de toute la création. »




Article tiré du site SalafiPublications. Com

Source : Silsilah Al-Huda wa-Nur, Cassette n°590

Traduit en français par les salafis de l’Est

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 13:31

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Pourquoi est-elle appelé la nuit du destin ? (laylatu-l-qadr) Il y a deux explication :

1°) car elle a de la veleur, elle est meilleure que 1000 mois (les savants disent que les actes que tu ferais pendant cette nuit du destin est meilleur que les actes que tu ferais pendant 1000 mois qui ne comporteraient pas cette nuit du destin ; soit environ pendant 83ans !)

2°) une nuit dans laquelle la destinée des gens de l’année suivante est écrite (il y a 3 écriture : celle dans le livre gardé qui est auprès d’Allah, celle qui est écrite au 4 mois du fœtus dans le ventre de sa mère et celle dans la nuit du destin).



Quand faut-il la chercher ?

 - le prophète nous a dit dans un hadith de la cherché dans les 10 derniers jours du mois de ramadhan

 - dans un autre hadith dans les jours impairs des 10 dernières nuits du ramadhan


Les moyens de la reconnaître :

 - le lendemain de cette nuit le soleil se lève sans rayons autour de lui, il est net
 - on est apaisé durant cette nuit
 - il ne fait ni chaud ni froid

On a demandé a cheikh al outheimin si il était obligé de voir tous ces signes il a dit non ca peut être l’un des trois car par exemple si on est à Moscou (l’exemple du frère abou anas) il y fait froid (en hivers) donc il faudra prendre en compte les autre signes


Quelque ahadith sur quand est la nuit du destin :


 - Dans un hadith il est dit que le prophète a révé de la nuit du destin le 21è jour
 - Dans un autre hadith les compagnons ont révés que la nuit du destin était dans les 7derniers jours (soit a partir du 23è jour)
 - Un compagnon a juré que la nuit du destin était la 27è nuit


 Certain savant disent que la nuit du destin changent en fonction des années (avis en autre de cheikh aloutheimin qui dit que c’est le seul avis que rassemble tous els ahadith, de plus si la nuit du destin était fixée toujours au même jour le musulman ne ferait pas d’effort pour sa recherche.


wallahou a'lam.


Source : tiré des audios du frère abou anas sur le livre alwajiz fi fiqhi..., chapitre du jeûne, cour n°47
posté par UmmAbderrahmane :  dans http://www.fourqane.fr/forum/viewtopic.php?t=12002&highlight=
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 13:21



Les dix dernières nuits du Ramadhan

Première partie

 

De l’Erudit ibn Rajab el Hanbalî

 

Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Selon ‘Âicha –qu’Allah l’agrée – : « Arrivé aux dix derniers jours, le Messager d’Allah () serrait son Izâr[1], veillait ses nuits, et réveillait sa famille. » Dans une version, il est précisé : « il veillait ses nuits, réveillait sa famille, redoublait d’efforts, et serrait son Izâr. »[2]

Au cours des dix derniers jours du Ramadhan, le Prophète (
) privilégiait de faire certaines œuvres qu’il ne faisait pas le reste du mois. Entre autres, il veillait ses nuits. Il est possible que cela signifie qu’il restait éveillé la nuit entière. Dans un Hadith de ‘Âisha en effet, celle-ci explique : « Le Prophète ( ) alternait les vingt premiers jours entre la prière et le sommeil, mais lorsque survenait les dix derniers jours, il ‘’retroussait ses manches’’ et serrait son Izâr. »[3] Cela peut vouloir dire également qu’il faisait vivre la plus grande partie de la nuit. Cette hypothèse se fonde sur le Propos que nous rapporte Muslim dans son recueil e-Sahîh, selon lequel ‘Âisha déclare : « Je ne pense pas qu’il ait passé ( ) la nuit en prière jusqu’à l’aube. » Par ailleurs, le Prophète ( ) veillait à réveiller sa famille au cours des dix dernières nuits indépendamment des autres jours. Sufiân e-Thawrî affirme : « Quand viennent les dix derniers jours, je préfère que quelqu’un prît la nuit, qu’il redouble d’effort, qu’il réveille son épouse et ses enfants pour la prière s’ils se sentent capables de le faire. » Il est certifié à cet effet que le Prophète ( ) frappait à la porte de Fatima et de ‘Ali pour leur dire : « Ne devriez-vous pas vous lever pour prier ! »[4]

 

Il avait pour habitude de réveiller ‘Âisha avant de faire le Witr, au terme de sa veillée qu’il consacrait à la prière. Les Textes encouragent les époux à se réveiller mutuellement la nuit pour se vouer à la prière et éventuellement asperger de l’eau sur le visage du conjoint dont le sommeil est trop lourd. D’après el Mawatta, ‘Omar ibn el Khattab priait la nuit la durée qu’Allah voulait. Au milieu de la nuit, il réveillait sa famille en s’écriant : « La prière ! La prière ! » Il récitait notamment ce Verset : (Ordonne la prière à ta famille et endure-la).[5] La femme d’Abû Mohammed Habîb el Fârisî lui répétait la nuit : « La nuit s’est s’effacée alors qu’entre nos mains le chemin est long et nos provisions sont bien maigres. La caravane des pieux est passée devant nous et nous, sommes restés sur place. »

 

Ô dormeur de la nuit ! A quel point tu dors !

     Lève-toi mon amour[6]  ! Le rendez-vous est proche

Prends de la nuit et de ses instants     

Un passage quand le dormeur a pris sa couche   

Qui dort au terme de la nuit             

N’atteint aucun rang ni s’en approche

 

À cette occasion, le Prophète ( ) serrait notamment son Izâr. Les avis sont partagés pour expliquer le sens de cette expression. Certains savants prétendent que c’est une façon d’exprimer les efforts intensifs et intenses qu’il consacrait à l’adoration, mais cette hypothèse est sujette à discussion. En réalité, elle signifie qu’il s’isolait de ses femmes ; c’est ainsi que les prédécesseurs et les références anciennes comme Sufiân e-Tawrî l’ont interprété. Une autre hypothèse avance qu’il ne se mettait plus au lit jusqu’à la fin du Ramadhan. Dans le Hadith d’Anas en effet, il est précisé : « Il pliait son lit et s’isolait de ses femmes. »

 

Certains anciens assument concernant l’exégèse du Verset suivant : (maintenant vous pouvez les approcher, et recherchez ce qu’Allah vous a prescrit )[7] que cela correspond à rechercher la Nuit du Destin. Cela voudrait dire qu’Allah ( ) a autorisé d’approcher les femmes pendant les nuits du Ramadhan jusqu’au moment de distinguer entre le fil blanc et le fil noir de l’aube. Il a enjoint avec cela de rechercher la Nuit du Destin, afin que les musulmans ne passent pas toutes les nuits du mois à profiter des relations licites avec leurs femmes au risque de laisser échapper cette nuit. En outre, Il a ordonné de rechercher cette fameuse nuit à travers la prière nocturne, surtout lors des nuits où il est plus propice de s’y trouver. À partir de là, on peut comprendre pourquoi le Prophète ( voyait ses femmes les vingt premiers jours pour ensuite s’isoler d’elles afin de se concentrer à sa quête de la Nuit du Destin les dix derniers jours.

 

En outre, le Messager d’Allah ( ) prenait son repas du matin juste avant l’aurore. Selon ‘Âisha et Anas, les dix derniers jours, il prenait son repas du soir avant l’aurore ( ). Les termes de ‘Âisha sont les suivants : « Le Messager d’Allah ( ) dormait et priait pendant le Ramadhan. Les dix derniers jours, il serrait son Izâr, s’éloignait de ses femmes, se douchait entre les deux Edhân, et prenait avant l’aube son repas du soir. »[8] Selon Abû Sa’îd el Khudrî, le Prophète a dit ( ) : « Ne jeûnez pas sans interruption ; quiconque voudrait le faire sans interruption doit s’arrêter au moins juste avant l’aurore.

-          Toi, tu jeûnes bien sans interruption lui a-t-on fait remarquer !

-          Je ne suis pas comme vous a-t-il répliqué, quelqu’un la nuit me nourrit et m’abreuve. »[9]

 

Visiblement, il () continuait de jeûner toute la nuit. Il le faisait probablement pour mieux affronter les dix dernières nuits. Il n’en était pas plus affaibli étant donné qu’Allah le nourrissait et l’abreuvait.

 

De plus, le Prophète () se douchait entre les deux prières de la nuit. Comme nous l’avons déjà vu avec le Hadith de ‘Âisha, il se douchait entre les deux appels à la prière (Edhân). Autrement dit, entre l’Edhân du Maghreb et celui du ‘Ishâ. Ibn Jarîr a souligné : « Les anciens appréciaient se doucher toutes les nuits des dix derniers jours. E-Nakha’î s’y douchait toutes les nuits. Certains se douchaient et se parfumaient les nuits les plus propices à la Nuit du Destin. Ayyûb e-Sikhtiyânî consacrait sa douche la nuit du vingt-trois et celle du vingt-quatre. Il revêtait deux vêtements neufs, se parfumait à l’encens, et disait : « La vingt-troisième nuit, c’est la nuit des gens de Médine, et la suivante c’est la notre », il entendait par-là les habitants de Bassora. »

 

Il devient clair à travers cela qu’il est recommandé les nuits où l’on espère coïncider avec la Nuit du Destin de se laver et de se faire beau. Cela consiste à se faire propre en se douchant, se parfumant, et en portant des beaux vêtements comme il est légiféré de le faire le vendredi et les jours de fête. Il est légiféré également de se faire beau pour les prières en général. On ne peut embellir pleinement son extérieur sans embellir par-là même son intérieur à travers le repentir et le retour à Dieu ( ) en se purifiant le cœur des souillures des péchés. Il ne sert à rien d’entretenir son aspect extérieur et de laisser l’intérieur complètement délabré.

Il n’est pas décent de s’entretenir avec les rois en privé sans peaufiner et purifier le corps et l’esprit en même temps. Que dire des relations avec le Roi des rois, Lui qui connaît les secrets les plus cachés. Il ne se contente pas de regarder vos aspects extérieurs, mais Il considère vos cœurs et vos actes. Quiconque se tient devant Lui doit embellir son corps par sa tenue et son cœur par le manteau de la piété.

 

Si quelqu’un ne revêt pas l’habit de la piété  Il est véritablement nu même s’il est tout habillé

 

Traduit par : Karim Zentici

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

         

  Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

L’islam entre les mains de tous !



[1] Pièce d’étoffe qui se porte à la taille  ou pagne. (N. du T.)

[2] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

[3] Rapporté par Ahmed.

[4] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

[5] Tâ-Ha ; 132

[6] Le terme Habîb signifie amoureux en arabe, ici en l’occurrence c’est le nom de son mari mais il sous-entend certainement les deux sens (N. du T.)

[7] La vache ; 187

[8] Rapporté par ibn abî ‘Âsim.

[9] Rapporté par el Bukhârî.



http://www.islamhouse.com/p/56586
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 13:20

 

Deuxième partie 

Il est propice à l’occasion des dix derniers jours de faire l’I’tikâf (retraite spirituelle). D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – le Prophète ( ) faisait l’I’tikâf les dix derniers jours du Ramadhan, et cela, jusqu’à sa mort. D’après Sahîh el Bukhârî, selon Abou Huraïra (t) : « Tous les Ramadhan, le Prophète faisait une retraite de dix jours. L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. »

 

 Il faisait une retraite ces dix fameux jours, au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, pour se couper de toute occupation mondaine. Il en profitait pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.

 

La personne en retraite s’isole pour mieux se soumettre à Allah et se consacrer au Dhikr (l’évocation d’Allah). Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit. Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur et se voue complètement à Allah. Sa seule préoccupation est Son Seigneur et la recherche de Son agrément. Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine complicité se créent, la personne peut dès lors s’abandonner pleinement à Allah dans toutes les autres situations.

 

Allah ( ) dit : (Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et qui te dira ce qu’est la nuit du Destin ? La nuit du Destin est meilleure que mille mois.).[1] Selon Abû Huraïra (), le Prophète ( ) a dit au sujet du mois du Ramadhan : « Il y a une nuit qui est meilleure que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. »[2]

 

Mâlik a confié : « On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah () les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer. Il eut l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue. Allah lui offrit donc la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. »

 

Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète ( ) a dit : « Quiconque veille la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonner ses péchés passés. » « Veiller » consiste ici à la passer dans l’adoration et la prière nocturne. En outre, il a recommandé à ‘Âisha de se consacrer aux invocations. Sufiân e-Thawrî a dit : « Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. » Il veut dire par là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières comportant peu d’invocations. Néanmoins, si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative. Le Prophète ( ) se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadhan et psalmodiait le Coran. Il ne lisait pas un verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un verset évoquant le châtiment sans demander la protection d’Allah. Il alliait la prière avec la récitation, l’invocation avec la méditation. Voici la meilleure combinaison à mettre en pratique au cours des dix dernières nuits ou autre. ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – a demandé au Prophète ( ) : « Si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y consacrer ?

-          Tu n’as qu’à dire : Ô Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonne-moi ! »

 

L’absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces. Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres. S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il userait de Son Pardon envers eux. Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment. Le Prophète disait à cet effet ( ) : « Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. »[3]

       

Il est donc conseillé de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoublé d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général. Cela, parce que les initiés, même s’ils s’appliquent dans les actes de dévotion, ils ne se voient pour autant dans une situation privilégiée. Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.

 

Selon Abû Huraïra (), le Prophète a dit ( ) : « Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. »

 

Toujours selon Abû Huraïra (), ce dernier a dit ( ) : « Quiconque prie les nuits du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. »[4]

 

Ce Hadith recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé. Autrement dit, il faut jeûner le mois du Ramadhan, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier. À elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours. Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective ; contrairement au Ramadhan et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits. En effet, dès que le mois se termine, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles. L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir. Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du Ramadhan.

 

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir. Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon. En allant à la prière de l’Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées. Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier. La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même. Salmân affirme à ce sujet : « La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher : vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. »

 

Le jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre. Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher, alors malheur aux tricheurs ! Honte à celui qui remplit avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de  son jeûne et de sa prière !

 

Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres,

Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur

S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes,

 Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur

 

Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur effort avec soin et perfection. Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils (font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte ).[5]

 

‘Ali () aurait dit : « Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah ( ) : (Allah accepte les œuvres des gens pieux).[6] »

 

Selon el Hasan : « Allah a fait du Ramadhan une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction. Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardataires ont tout perdu. » Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

 

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves. Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur.

 

Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas. En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir. Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit.

 

C’est pourquoi ne pas obtenir à cette occasion le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde !

 

Quand les péchés seront-ils pardonnés à celui qui n’aura pas profité de l’opportunité ?

Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ?

Quand va-t-il se corriger s’il ne l’a pas fait pendant Ramadhan ?

Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ?

 

Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.

 

Concernant la fin du mois, les personnes inondées par les fautes et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes. Le jour de l’Aïd, Allah affranchit de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots. Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu étaient le fruit du jeûne et des veillées pieuses, le Seigneur a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant Sa Grandeur en disant : (afin que vous finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissants).[7] La façon d’être reconnaissant envers Celui qui par Sa Faveur a permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de Ramadhan tout en les soutenant dans leur besogne, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit ; Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer.

 

Ô toi dont le Maître a affranchi des flammes ! Méfie-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré. Ton Maître t’éloignerait-Il de l’Enfer vers lequel tu es attiré ? À quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer ! Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du Ramadhan de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles.

 

Dans e-Sahîh d’ibn Khuzaïma, il est dit : « Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres. Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont : l’attestation qu’il n’y de dieu en dehors d’Allah et le repentir. Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont : quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous cherchez Sa protection contre l’Enfer. »

 

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce Hadith constitue en elle-même une raison d’être affranchi et pardonné. La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés. Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu. La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner. Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jeun et juste au moment de rompre son jeûne. Au demeurant, le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère.

 

Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur attaché à la faute, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retourner, et les portes de l’acceptation lui seront fermées. Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations, les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète ( ) a déclaré : « C’est autour de cela que nous tournons. »[8]

 

Serviteurs d’Allah ! Ramadhan a pris l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien. Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien. La dernière œuvre est celle qui prévaut. Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient. Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.

 

Ô Ramadhan ! Compatis ! Les larmes des bien-aimés affluent et leurs cœurs devant la douleur du départ se fendent. Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé. Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de jeûne détruits par le feu. Un cavalier isolé parmi les admis peut très bien regagner la caravane. L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer. Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

 

Traduit par : Karim Zentici

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

         

  Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)

www.islamhouse.com

L’islam à la portée de tous !

  



[1] Le Destin ; 1-3

[2] Rapporté par Ahmed et e-Nasâî.

[3] Rapporté par Muslim.

[4] Rapporté par el Bukhârî et Muslim.

[5] Les croyants ; 60

[6] Le Repas Céleste ; 27

[7] La vache ; 185

[8] Rapporté par Abou Dawûd et ibn Mâja.



http://www.islamhouse.com/p/56828
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 14:09

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Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan

 

 

'Aisha (radiallahu ‘anha) a dit : « Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait sa nuit dans l'adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). » [1]

 

 

 

Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l'obéissance et les actes d'adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur'an.

 

 

 

'Aisha (radiallahu ‘anha) a décrit notre prophète et modèle, Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), par quatre attributs :

 

 

 

1.Il (salallahu ‘alayhi wa salam« passait sa nuit dans l'adoration », c’est à dire qu’il  ne dormait pas. Ainsi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) restait éveillé dans l'adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir. Car le sommeil est le frère de la mort. Le sens « passait sa nuit » est qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d'adorations pour Allah, le Seigneur des mondes. Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés.

 

 

 

Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de 'Abdullah Ibn 'Amr (radiallahu ‘anhu), cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l'année.

 

 

 

2. Il (salallahu ‘alayhi wa salam« réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu'elles puissent  profiter de ce bien, du dhikr et des actes d'adoration pendant ces temps bénis.

 

 

 

3. Il (salallahu ‘alayhi wa salam« redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) persévérait et luttez dans l'adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu'il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan). Il faisait cela parce que la nuit d'Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours.

 

 

 

4. Il (salallahu ‘alayhi wa salam« serrait son Izar (pagne) »  c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l'adoration. Il est aussi dit que cela signifie qu'il (salallahu ‘alayhi wa salam) se retirerait des femmes. Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d'Anas (radiallahu ‘anhu) : « Il (salallahu ‘alayhi wa salam) pliait son lit et se retirait des femmes (c'est-à-dire ses femmes). » [2]

 

Aussi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d'Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes.

 

 

 

Ainsi, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs. Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit (tahajjud) avec l'imam en plus de la prière de tarawih(que l'on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers. Et pour que tu puisses atteindre  l'attribut de « passait sa nuit dans l'adoration » en priant.

 

 

 

Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah, en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande. Par Allah, c'est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui qui Allah l'accorde. Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d'Allah pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà.

 

 

 

Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit. As-Sa'ib Ibn Yazid a dit : « ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka'b  et Tamim Ad-Dari de diriger les gens dans la prière avec onze raka'at. Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout). Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. » [3]

 

 

 

'Abdullah Ibn Abi Bakr a rapporté: « J'ai entendu mon père (c'est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que le Fajr  ne vienne. » [4]

 

 

 

Il y a deux luttes de l'âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit). Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients - ceux desquels Allah dit : « les endurants auront leur pleine récompense sans compter » [sourate Az-Zumar : 15]

 

 

 

Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d'une personne ne valent que par leur fin. Et peut-être, il rencontrera la nuit d'Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés.

 

 

 

Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d'adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé. Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables. C'est en effet la perte la plus grande. Nous demandons à Allah Sa protection.

 

 

 

Donc, s'engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois. Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur'an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent. Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers. Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive. Et nous devons garder à l'esprit que les actions d'une personne ne valent que par leur fin.

 

 

 

 

 

Notes de bas de page :

 


[1] Al-Bukhari (4/269) et Muslim (1174)

 

[2] Voir Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 219

 

[3] Voir Al-Muwatta : vol. 1, pg 154

 

[4] Aussi dans le Muwatta de l’imam Malik : vol. 1, pg. 156

 

 

 

 

 

Article tiré du site al-manhaj.com

 

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 133-135)

 

Traduit par les salafis de l’Est

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 16:26
Comment occuper son temps pendant le mois béni de Ramadhân ? (Shaikh Salih al-Fawzân)

Le 22 août 2009, par sounna ,



Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui. Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le premier à accomplir les bonnes actions, et sur sa famille et ses Compagnons, ceux qui ont cru en lui, l’ont supporté et ont suivi la lumière qui lui a été révélé. Ce sont eux qui ont réussi.

Ensuite, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même la crainte d’Allah aussi bien en ce mois de Ramadhân que les autres mois. Mais Allah a attribué à ce mois un mérite particulier, puisque c’est une occasion unique pour accomplir des bonnes œuvres. Le Prophète invoquait Allah pour pouvoir atteindre Ramadhân. Lorsque le mois de Rajab commençait, il disait
: « Ô Allah, couvre-nous de Ta bénédiction pendant Rajab et Sha’bân et permets nous d’atteindre Ramadhân ! »

Et le Prophète avait l’habitude d’annoncer à ses Compagnons la bonne nouvelle de l’arrivée de Ramadhân, et il leur expliquait ses vertus en disant : « Ô gens, un mois important et béni vous est venu. »

Le Prophète avait également l’habitude d’encourager ses Compagnons à l’effort dans les bonnes actions, obligatoires ou surérogatoires, comme les prières et les aumônes, se montrer bon et bienfaisant, être patient face à l’obéissance à Allah, passer sa journée à jeûner, sa nuit à prier et des heures à réciter le Quran et à faire du dhikr d’Allah.

Ne perdez donc pas votre temps en étant négligeant et en délaissant [les bonnes œuvres], comme les malheureux qui ont oublié Allah, alors Il leur a fait oublié leurs propres personnes. Ils ne tirent aucun bénéfice des occasions de faire le bien, ni ne réalisent leur sacralité ou ne connaissent leur valeur.


Beaucoup de gens ne connaissent rien de ce mois excepté que c’est un mois de nourritures et de boissons variées. Alors ils exagèrent en donnant à leurs âmes ce dont elles ont envie, et en achetant de la nourriture et boissons appétissantes. Il est connu que l’excès de nourriture et de boisson amène la personne à être paresseuse dans les actes d’adoration. Il est donc demandé au musulman de diminuer la prise de nourriture et de boisson, de telle sorte qu’il soit dynamique pour accomplir les actes d’obéissance.


Et certaines personnes ne connaissent le mois de Ramadhân qu’en tant que mois où l’on dort la journée et où l’on reste éveillé la nuit en faisant des choses qui n’ont aucun bénéfice et qui causent du tord. Ils veillent presque toute la nuit ou entièrement, puis dorment la journée même pendant les heures de prières obligatoires. Ils ne vont donc pas prier avec l’assemblée des prieurs et ne prient pas à l’heure prescrite.


Un autre groupe de gens s’assoient devant la table servie lorsque c’est l’heure de rompre le jeûne et délaissent ainsi la prière du Maghrib en groupe. Ces types de gens ne connaissent pas la valeur du mois de Ramadhân, et ne s’empêchent pas de violer sa sacralité avec des veillées interdites, le délaissement des obligations, et l’accomplissement des interdits.

A coté de ces personnes, on trouve ceux qui ne voient en Ramadhân qu’une opportunité de faire du business, exposer leurs marchandises et la recherche de ce bas-monde éphémère. Ils sont donc très actifs dans la vente et l’achat, remplissant les marchés et désertant les mosquées. Et lorsqu’ils vont à la mosquée, ils sont pressés et stressés. Ils ne sont pas détendus car ils ont laissé la prunelle de leurs yeux dans les marchés.

Il y a un autre type de personnes qui considèrent Ramadhân uniquement comme une période de mendicité dans les mosquées et les rues. Ils passent la plupart de leur temps à faire des va-et-vient, se déplacer d’un pays à un autre afin de récolter de l’argent en faisant la manche et en se présentant comme des nécessiteux alors qu’ils sont riches, ou comme des handicapés alors qu’ils sont en bonne santé ! Ils nient la bénédiction d’A llah sur eux en richesses et santé, et prennent les biens des gens injustement. Et ils perdent leur temps précieux dans des choses qui leur sont nuisibles. Ramadhân n’a donc pas de vertu particulière pour ces gens.

Ô Serviteurs d’Allah ! Le Prophète avait l’habitude de faire en ce mois plus d’efforts qu’il n’en faisait les autres mois. Et même s’il était assidu dans l’adoration en tous temps, il s’adonnait durant ce mois à beaucoup de responsabilités qui étaient en réalité des actes d’adoration, mais il laissait les actes préférables pour d’autres plus préférables. Les Salafs ont suivi cet exemple, et ce mois était l’occasion d’ambitions plus hautes, ils s’adonnaient aux bonnes œuvres, passaient leur nuit en Tahajjud et leur journée à jeûner, à faire du dhikr, et à réciter le Quran. Ils fréquentaient les mosquées pour faire ces actes. Nous devons donc comparer notre situation à la leur et voir quelle est la limite de nos capacités en ce mois.

Et nous devons savoir que tout comme les bonnes actions sont multipliées durant ce mois, alors, les mauvaises œuvres sont d’autant plus graves et leur châtiment plus dur. Nous devons donc craindre Allah (subhanahu wa ta’ala) et magnifier la sacralité de ce mois.



Voilà (ce qui doit être observé) et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de son Seigneur. [1]


Qu’Allah nous accorde la possibilité d’avoir des bonnes paroles et actions.

Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.


Post-Scriptum :


Source : Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân

Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net
Notes :

[1] Sourate Al-Hajj,verset 30.
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