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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 06:06

 

Comment améliorer ta situation ?
Ibn Al Qayyim

 

qalam-1.jpg

Viens ! Je t’invite à t’introduire auprès d’Allah -aza wa jal- et à Lui tenir compagnie dans la demeure de la Félicité, sans effort, ni fatigue, ni épuisement, par le chemin le plus court et le plus aisé.

 

Pour cela, sache que tu vis un instant délimité par deux autres moments, et cet instant est en fait l’existence que tu mènes actuellement. C’est le présent délimité par le passé et le futur. Tu peux corriger le passé par le repentir, les regrets et la demande de pardon. Cela n’a rien de fatigant, d’épuisant et n’implique aucun effort harassant, car c’est un simple acte du cœur. Pour les actes futurs, abstiens-toi de commettre des péchés. Cette retenue n’est qu’un délaissement reposant, car ce n’est pas un acte accompli par les membres du corps qui te serait difficile à supporter. Il s’agit simplement d’une résolution et d’une intention fermes qui reposent le corps, le cœur et l’âme.

 

Rectifie le passé par le repentir. Quand au futur, prépare.-le en t’abstenant de commettre des péchés, en prenant une bonne résolution et en ayant une ferme intention. Les membres du corps ne sont sollicités à aucun de ces moments, et ne se fatiguent ni ne s’épuisent. Tout le problème réside finalement dans l’instant présent situé entre ces deux moments. Si tu le gâches, tu auras gâché ton bonheur et ton salut. Si tu le protège en améliorant les deux moments avant et après lui comme vu plus haut, tu seras sauvé et tu gagneras le repos, les plaisirs et les délices. Cependant, protéger le présent est plus éprouvant que de corriger le passé et de préparer le futur. Protéger le présent, c’est imposer à son âme de s’occuper de ce qui lui est bénéfique et qui est plus à même de lui apporter le bonheur.

 

Les gens à ce sujet occupent des degrés très différents. Par Allah ! Il appartiendra vite au passé cet instant présent où tu peux faire des provisions pour l’au-delà dont la demeure est soit le Paradis soit l’Enfer. Si tu utilises cet instant présent comme un chemin menant vers ton Seigneur, tu atteindras alors le bonheur ultime et le succès éclatant durant cette courte période qu’est la vie, dont la durée est insignifiante par rapport à l’éternité. Si en revanche tu préfères les désirs, le repos, les loisirs et les jeux, tes jours passeront comme un éclair, et laisseront place à une immense et éternelle douleur. La subir et la supporter est bien plus difficile et bien plus long que le fait de patienter face aux interdit d’Allah, face à Ses ordre et face à la résistance que l’on oppose à nos passions par amour pour Allah -soubhanahou wa ta'ala-.

 

Texte: Les Méditations
Auteur: Ibn Al Qayyim
Pages: 183-184
Edition: Tawbah
Retranscritpion: Ibn Djelaz

Site : www.rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralamuslim.com

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:04
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 00:24

photoLeçons pour les pieux
Ibn Qayyim Al-Jawziyyah



Celui dans le cœur duquel la vénération d’Allâh grandit, si bien qu’il ne peut Lui désobéir, Allâh place dans le cœur des gens du respect pour lui afin qu’ils ne l’humilient pas.

Si les racines de la connaissance s’ancrent fermement dans la terre du cœur, pousse alors l’arbre de l’amour, et lorsque cet arbre s’enracine et se fortifie, il donne comme fruit l’obéissance à Allâh. Ainsi, cet arbre ne cesse

« [De] donner ses fruits à tout instant, par la grâce de son Seigneur. » (Sourate Ibrâhîm, v.25.)

La première demeure des serviteurs est :

« Ô vous les croyants ! Evoquez beaucoup Allâh et glorifiez-Le matin et soir. » (Sourate Al-Ahzâb, v.41-42.)

La seconde :

« C’est Lui qui vous évoque - ainsi que Ses anges - pour vous sortir des ténèbres vers la lumière » (Sourate Al-Ahzâb, v.43.)

Et la dernière :

« Leur salutation le jour où ils Le rencontreront sera : « Paix ! » » (Sourate Al-Ahzâb, v.44.)

La terre de la nature saine est spacieuse et accepte ce qu’on y plante. Si on y plante l’arbre de la foi et de la piété, il donne une douceur éternelle, et si on y plante l’arbre de l’ignorance et des passions, tous ses fruits seront amers.

Reviens vers Allâh, cherche-Le de ton regard, ton ouïe, ton cœur et ta langue. Ne L’éloigne pas de ces quatre choses car personne n’est revenu à lui par Sa grâce, si ce n’est à travers ces quatre choses, et personne n’a été éloigne de Lui par abandon d’Allâh si ce n’est à travers ces quatre choses. Celui [à qui Allâh] accorde le succès entend, voit, parle et saisit [de sa main] [en visant toujours l’agrément] de son Maître. Quant à celui qui est abandonné, cela ne naît que de lui-même et de ses passions.

Le développement et la croissance de l’obéissance [à Allâh] est similaire à un noyau planté [dans la terre] qui devient un arbre et donne des fruits que tu manges et donne ensuite des noyaux que tu plantes. Ainsi, à chaque fois que [cet arbre] donne quelque chose, tu récoltes ses fruits et plantes ses noyaux… Et c’est de la même manière que s’engendrent les péchés. Que l’homme sensé médite sur cet exemple, sur le fait que la bonté n’a de récompense que la bonté, et que le péché a pour châtiment d’être suivi d’un péché.

Il n’est pas étonnant de voir un serviteur s’humilier devant Allâh, L’adorer et ne pas cesser d’être à Son service, étant donné son besoin et sa pauvreté vis-à-vis de Lui. Plus étonnant, un Roi cherchant à se faire aimer de Ses serviteurs à travers Ses différents bienfaits, et chercher leur affection à travers Ses différentes formes de bienfaisance, alors qu’Il n’a pas besoin d’eux.

Te suffit la fierté d’être Son serviteur
Et te suffit comme gloire qu’Il soit ton Seigneur


Source : Al-Fawâ’id, p.64-65
Traduit par les salafis de l’Est

Tiré du site salafis de l'Est

 

http://alhouda.forumactif.com/t6690-te-suffit-la-fierte-d-etre-son-serviteur-et-te-suffit-comme-gloire-qu-il-soit-ton-seigneur

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 13:01

L’ignorance implique la fatigue


Ibn Al Qayyim

 

   photo-fleur-fanee

 

Ignorer le chemin, ses dangers et sa destination implique beaucoup de fatigue pour peu de résultats. En effet, l’ignorant :

 

-         soit s’efforce d’accomplir des actes surérogatoires alors qu’il néglige les obligations,

-         soit s’efforce d’accomplir des actes d’adoration physiques sans que le cœur ne soit concentré,

-         soit le cœur y est mais l’acte n’est pas en conformité avec la sunna du Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam-,

-         soit sa motivation pour accomplir un acte n’est pas suffisant pour réellement se rendre compte du but ultime,

-         soit accomplit un acte sans se soucier des dangers qui le guettent et qui peuvent rendre l’acte vain durant ou après son accomplissement,

-         soit accomplit un acte en négligeant de se rappeler que c’est par la grâce d’Allah -aza wa jal- qu’il a pu l’accomplir et croit par conséquent qu’il est quelqu’un de méritant,

-         soit accomplit un acte sans se rendre compte de son caractère imparfait et néglige donc de s’en excuser auprès d’Allah,

-         soit accomplit un acte qu’il aurait pu faire avec plus de sincérité et de bienfaisance, mais croit qu’il a fait ce qu’il fallait.

 

Tout cela diminue la récompense de l’acte malgré tout le mal que l’ignorant s’est donné pour le faire. Et c’est d’Allah que provient l’assistance.

 

[Source : « Les Méditations », Ibn Al Qayyim, Editions Tawbah, pages 270]

Retranscription : Ibn Djelaz

 

http://www.rappel01.fr/

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 08:00

 

FLEUR-FRANGIPANIER-A-LIFOU-NOUVELLE-CALEDONIE.jpgJ’ai, un jour, réfléchi à ce qui est imposé à l’homme (At-Taklîf) et j’ai constaté que cela comprenait des choses faciles et d’autres plus difficiles.

 

Ce qui est facile sont les actes des membres, si ce n’est que certains sont plus difficiles que d’autres. Ainsi, les ablutions et la prière sont plus aisées que le jeûne, qui lui-même peut être plus aisé, pour certains, que la Zakat.

 

Ce qui est difficile est aussi de différents degrés.

 

Parmi les choses ardues figure la réflexion et le raisonnement conduisant, tous deux, à la connaissance du Créateur.

 

Cela est difficile pour celui qui est dominé par ce qui est de l’ordre des sens, mais facile pour les hommes doués de raison.

 

De même, il est difficile de dominer ses passions, de dompter son âme et d’empêcher les appétits naturels de faire ce que bon leur semble.

 

Mais cela est facilité à l’homme raisonnable qui réfléchit sur sa rétribution et espère une issue favorable, même s’il souffre dans l’immédiat.

 

Mais la plus pénible et la plus étonnante des impositions religieuses est que la raison admet la sagesse du Créateur, mais ensuite nous Le voyons faire endurer à l’homme qui cherche la science et Lui voue adoration une pauvreté qui le mord cruellement et l’oblige à s’humilier devant l’ignorant pour trouver de quoi vivre.

 

Alors que dans le même temps, Il accorde richesse au pervers malgré son ignorance, si bien qu’il est submergé par les biens de ce bas monde.

 

Nous Le voyons encore faire naître les corps et leur donner perfection, mais II détruit ensuite l’édifice de la jeunesse à ses débuts ou en plein épanouissement et, d’un coup, l’être se retrouve brisé.

 

Nous Le voyons aussi causer de telles souffrances aux enfants qu’ils attirent la pitié de tous.

 

Puis on dit à l’homme : Garde-toi bien de douter qu’il est le plus miséricordieux des miséricordieux !

 

Puis l’homme entend parler de l’envoi de Mûsâ auprès de Pharaon et on lui dit : Sois convaincu que c’est Allah qui a égaré Pharaon. Sache également qu’Âdam devait nécessairement manger le fruit de l’arbre, alors qu’Allah l’a blâmé par Sa Parole :

 

[Âdam a désobéi à son Seigneur]

(Sourate Ta-Ha, v.121)

 

Devant ces choses, certains sont si perplexes qu’ils finissent par tomber dans la mécréance et le reniement.

 

Mais, s’ils recherchaient le secret de ces choses, ils comprendraient que les accepter avec soumission est justement l’imposition religieuse (At-Taklîf) qui pèse sur la raison, afin qu’elle s’y soumette.

 

C’est là un principe, qui, s’il est bien compris, conduit à la sujétion et au salut.

 

Nous demandons à Allah de nous dévoiler les confusions qui troublent celui qui s’égare.

 

Il est certes proche et répond aux invocations.[1]

 

[1] Les propos de l’auteur sont d’une profondeur rare, et ils contiennent des perles de la sagesse pour qui les méditent. Suffit à l’homme doué de raison de savoir que ce bas monde n’est pas une demeure de rétribution, mais une demeure de fléaux et de mises à l’épreuve.

 

Titre : Les Pensées précieuse – Sayd Al Khâtir –

Auteur : L’Imam Ibn Jawzi

Editions : Tawbah

Pages : 10 & 11

Retranscription : Asmâa

 

www.rappel01.fr

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  • : la-ilaha-illallah
  • : Al-Awzâ’î a dit : « Patiente sur la Sunna, arrête-toi là où les gens se sont arrêtés, dis ce qu’ils ont dit, abstiens-toi de ce dont ils se sont abstenus, et suis la voie de tes pieux prédécesseurs, car ce qui leur a suffit te suffira. » [Al-Lâlakâ’î dans Sharh Usûl Al-Ictiqâd (315)] (( Si vous remarquez des erreurs, veuillez m'en avertir barakallahou fikom ))
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